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Allocutions de M.-S. Boussemart, O. Wang Genh, Vén.Chandaratana et M. Valls - L'UBF : Fédération des Associations Bouddhistes de France
 

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Fête du Bouddhisme 2013

Allocutions de M.-S. Boussemart, O. Wang Genh, Vén.Chandaratana et M. Valls

publié le samedi 15 juin 2013, par UBF

1 - Allocution de Marie-Stella Boussemart, présidente de l’UBF

Monsieur le Ministre, Monsieur le Préfet, Monsieur l’Ambassadeur, Mesdames et Messieurs les élus, Vénérables, Mesdames, Messieurs, Chers Amis,

Tout d’abord, au nom de l’Union Bouddhiste de France et plus généralement, au nom de la communauté bouddhiste de France, permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue, tout particulièrement à vous Monsieur le Ministre. C’est vraiment un très grand honneur que vous nous faites aujourd’hui de venir, et - vous venez de me l’apprendre - de revenir en ces lieux puisque je viens juste d’apprendre que Monsieur le ministre avait déjà eu l’occasion naguère de venir visiter la Pagode. Je n’aurai donc plus rien à dire puisque je pensais présenter un peu le contexte général…

Alors, pour ne pas prendre trop de temps : nous nous retrouvons aujourd’hui tous ensemble pour cette Fête du Bouddhisme et cette célébration du Vesak. C’est organisé par l’Union Bouddhiste de France et c’est un rendez-vous annuel qui est extrêmement important pour nous, puisque la vocation même de l’Union Bouddhiste de France c’est de fédérer les différentes communautés qui sont un peu réparties dans tout le territoire.

Cette communauté qui représente une religion très ancienne dans l’histoire du monde, puisque le Bouddha a vécu il y a à peu près 2 600 ans, ce qu’elle essaye de faire, c’est comme là, c’est portes ouvertes, tout le monde peut avoir accès complètement dans l’esprit du bouddhisme qui est fondé sur des valeurs qui sont, à mon avis, très républicaines puisque le fondement même, le socle commun, ça va être l’éthique. On va y ajouter la concentration, la sagesse, c’est très nécessaire, avec toutes les qualités telles que les qualités du cœur, telle que la compassion. Pour ceux qui connaissent un peu les différentes communautés bouddhistes, vous savez que d’une part la plupart des bouddhistes de France, sont d’origine asiatique, deux tiers - trois quarts à peu près, les autres personnes étant d’origine plus occidentale mais le but n’est en aucun cas de convertir qui que ce soit, mais simplement de partager. De partager et d’essayer de collaborer, de participer pour toujours mieux diffuser des valeurs qui nous sont à tous communes.

Et je salue là tout particulièrement les représentants des autres cultes de France. Nous en aurons un peu plus parmi nous ce soir lors de la Veillée des lumières mais nous en avons déjà parmi nous, et c’est un grand plaisir et un grand honneur pour moi également de vous voir parmi nous, puisque nous avons le même cœur et les mêmes valeurs.

Tout cela pour dire que, comme le Vénérable Chandaratana va pouvoir le souligner tout à l’heure, tous nous sommes extrêmement reconnaissants à la France de nous permettre d’être là, très librement. C’est grâce au système de la laïcité que l’on a beaucoup de mal à comprendre, mais qui en fait est merveilleux en ce sens qu’il ne s’agit pas de gommer les différences mais au contraire de s’en enrichir et d’apprendre à se connaître pour aller toujours vers plus de paix. Je crois que c’est le but de nous tous quelles que soient les fonctions que nous occupons dans la société.

Maintenant, je vais laisser la parole à Monsieur Olivier Wang Genh qui va pouvoir un peu détailler les différentes activités de l’Union Bouddhiste de France, mais c’est vraiment au service de tous ceux qui le souhaitent. Et donc je crois que tous nous œuvrons également pour un peu plus de « mieux vivre ensemble » en France et d’ailleurs plus généralement dans le monde. Olivier s’il te plaît.

2) Allocution de Olivier Wang Genh, vice-président de l’UBF

Monsieur le Ministre, Monsieur le Préfet, Vénérables, Chers Amis,

Comme vient de le rappeler notre présidente Marie-Stella Boussemart, l’Union Bouddhiste de France a été créée en 1986 pour réunir dans une même structure toutes les différentes familles du bouddhisme présentes sur le sol français, qui ne se connaissaient pas ou peu. De façon avant tout à pouvoir servir d’interlocuteur direct et unique surtout pour les pouvoirs publics. C’est une chose qui manquait à cette époque-là. Lorsque les différentes structures de l’État français cherchaient à communiquer ou à parler avec des bouddhistes, elles ne savaient tout simplement pas trop à qui s’adresser. Donc, l’Union Bouddhiste de France a permis d’avoir cette interface qui réunissait toutes les familles présentes sur le sol français.

Le fait d’avoir commencé à travailler ensemble, à communiquer, à échanger, à mieux se connaître a permis un certain nombre d’initiatives, de développements dont les plus visibles ont été, je crois avant tout, les émissions qui sont dans les émissions religieuses du dimanche matin, Sagesses Bouddhistes qui représentent à 8h30, chaque dimanche matin, le bouddhisme en France avec toutes ses variétés et toutes ses richesses.

Mais au-delà de cet aspect un peu visible et médiatique, un certain nombre d’initiatives ont pu voir le jour qui sont extrêmement importantes, non seulement pour les bouddhistes que nous sommes, mais également je crois pour la société plus généralement. Notamment la création ou le début de création il y a quelques années d’aumôneries pénitentiaires dont le travail maintenant commence à porter ses fruits puisqu’un aumônier a été officiellement reconnu par l’administration pénitentiaire et plusieurs sont en cours d’agrément. Plusieurs autres dossiers sont en cours également. Donc c’est quelque chose qui demande du temps parce que c’est quelque chose qui implique beaucoup de responsabilités mais qui est en train de se structurer. Également, tout un travail est en cours au niveau des aumôneries hospitalières où beaucoup de personnes aujourd’hui demandent à rencontrer des religieux bouddhistes ou des pratiquants bouddhistes pour pouvoir parler dans ces moments difficiles.

Une autre de nos missions en tant qu’Union Bouddhiste de France c’est de pouvoir répondre à toutes les sollicitations dont nous sommes l’objet notamment par les pouvoirs publics, notamment par l’Assemblée nationale, le Sénat, les préfectures dans toutes les régions de France qui veulent aussi mieux comprendre les bouddhistes et le bouddhisme, savoir ce que les bouddhistes pensent de tel ou tel sujet d’actualité ou plus généralement de société.

Une autre chose qu’il ne faut pas oublier dans l’activité de l’Union Bouddhiste de France, et je crois qu’elle n’est pas négligeable loin de là, c’est que l’Union Bouddhiste de France s’occupe et est responsable de ce lieu, la Grande Pagode du Bois de Vincennes, ce qui en fait d’ailleurs un endroit assez unique, puisque je crois qu’en Europe, à ma connaissance en tout cas, il n’y a pas d’autre lieu de culte qui puisse servir à toutes les communautés bouddhistes quelles que soient leur origine ou leur culture. Ce lieu, on s’en occupe : la Mairie de Paris est en train de débloquer les budgets et nous commençons les travaux de rénovation nécessaires à l’automne. Donc, j’espère que la prochaine fois on pourra vous accueillir dans un endroit mieux aménagé.

Et enfin, je crois que dans ce lieu et c’est une des missions que seule l’Union Bouddhiste de France peut entreprendre, c’est tout simplement de permettre ce genre d’événements tels que nous sommes en train de le vivre maintenant, c’est-à-dire de nous réunir tous ensemble à l’occasion de l’anniversaire, de cette fête du Bouddha qui comme va l’expliquer le Vénérable Chandaratana, est extrêmement importante pour tous les bouddhistes au monde et qui est une fête commune et notamment la fête de l’Éveil du Bouddha. Et je crois que c’est ce moment que nous pouvons partager qui est finalement la chose certainement la plus précieuse et je suis très heureux de pouvoir le partager avec vous et tous ensemble. Voilà un moment de paix et de silence, de recueillement dans cette agitation quotidienne. Merci beaucoup. Donc, le Vénérable Chandaratana va nous expliquer mieux ce qu’est cette fête du Vesak.

3) Allocution du Vénérable Chandaratana, vice-président de l’UBF

Monsieur le Ministre, Monsieur l’Ambassadeur, Vénérables, Chers Amis fidèles,

Aujourd’hui nous célébrons les trois événements capitaux de la vie de Bouddha. Plus exactement, c’était hier, le jour de la pleine lune. Partout en France, tous les temples bouddhistes célèbrent ces événements : ce sont la naissance, l’Éveil et le départ final du Bouddha. C’est pour ça qu’aujourd’hui dans cette Pagode, il y a autant de monde pour assister à cette cérémonie.

Cette cérémonie est très importante pour les bouddhistes. Pourquoi ? Parce que les trois événements capitaux de la vie du Bouddha ont eu lieu dans la nature. Bouddha est né au pied de l’arbre de Sala, dans le jardin de Sala et aussi il a été éveillé au pied de l’arbre de la Bodhi à Bodh-Gayâ et il est parti définitivement, il a éteint toutes les souillures dans un lieu, Kusinara, qui est aussi dans le jardin de Sala. Donc ces trois événements capitaux se sont passés dans la nature. C’est pour ça que nous devons respecter la nature et qu’en même temps nous devons respecter l’humanité.

Aujourd’hui nous sommes tous très heureux parce que Monsieur le Ministre est là parmi nous. Nous sommes très heureux parce que nous sommes ici en France dans un pays laïque et que nous avons le droit de pratiquer toutes les religions sur la terre de la France. C’est pour ça que nous sommes très heureux d’être ici dans ce pays, la France, qui respecte toutes les croyances. Parce qu’actuellement dans ce monde il y a beaucoup de problèmes à cause de la religion. La religion nous a apporté beaucoup de bonnes choses et en même temps la religion nous a apporté aussi beaucoup de mal, dans ce pays et partout dans le monde. Pourquoi ? Parce que nous n’avons pas compris le vrai enseignement du fondateur de la religion.

Le bouddhisme ce n’est pas vraiment une religion, ce n’est pas une philosophie, c’est un mode de vie, c’est un enseignement, n’importe qui peut pratiquer cet enseignement, n’importe quelle personne qui croit en une religion peut pratiquer l’enseignement du Bouddha, il n’y a pas de croyance, il n’y a pas la foi, alors c’est pour ça que vous pouvez toujours pratiquer cet enseignement, ça sera très important pour la paix et la liberté et aussi l’amour bienveillance et la compassion. Bouddha nous a enseigné 4 choses très importantes : la compassion, l’amour bienveillance, la joie sympathique et l’équanimité. Ça c’est très important pour les êtres, pour l’humanité.

Alors aujourd’hui nous sommes dans un lieu très important en France. Tous les bouddhistes peuvent venir se réunir ici pour pratiquer l’enseignement du Bouddha et aussi pour diffuser de l’amour pour tous les êtres vivants. Alors grâce à tout l’enseignement du Bouddha, on peut vous souhaiter beaucoup de bonheur et beaucoup de bonnes choses. Grâce à la voie de l’enseignement du Bouddha on peut souhaiter que tous les êtres soient heureux en pratiquant l’enseignement du Bouddha. Nous vous souhaitons beaucoup de bonheur, bonne santé et prospérité.

4) Discours de M. Manuel Valls, ministre de l’Intérieur et des Cultes

Monsieur le Sénateur, Mesdames et Messieurs les élus, monsieur le Préfet de région, monsieur l’Ambassadeur, Vénérables, mesdames et messieurs, chers amis, madame la Présidente,

Je souhaitais d’abord vous remercier pour cette invitation. Elle m’honore et elle honore la république. La fête de Vesak, dont vous venez de rappeler l’importance, est un moment majeur pour le bouddhisme. Je le sais bien, maire d’une ville pendant 11 ans, une ville nouvelle, Évry, qui a la particularité, la chance, de compter tous les lieux de cultes possibles, j’allais dire imaginables, dans notre pays, j’ai appris à connaître précisément ces confessions. Sans rentrer dans les détails, quand une ville a le privilège de compter une cathédrale, la seule construite au 20ème siècle, une grande mosquée, une pagode, toujours en construction, des temples, une synagogue, on voit bien, vous l’avez dit, qu’on s’enrichit au contact de l’autre.

Je sais, donc, que cette fête, comme vous venez de le dire, est un moment d’apaisement et d’harmonie. Et l’apaisement et l’harmonie, je les recherche moi aussi en permanence. Comme vous l’avez souligné, vous n’êtes pas là pour convertir. Donc sachez que je viens rechercher moi aussi l’harmonie, l’apaisement et la sagesse qui devraient avoir plus de place dans notre société. Et c’est aussi, vous l’avez dit, un moment de rassemblement pour les communautés humaines qui pratiquent le bouddhisme ou sympathisent simplement avec ses différents principes. Et je crois pouvoir dire que cette neuvième fête de Vesak témoigne de la vivacité de votre confession. Le bouddhisme, dont vous avez rappelé qu’il est aussi un enseignement est, au fond, d’implantation récente en France mais notre pays a des liens historiques avec les cultures d’Asie et donc avec le bouddhisme. Intellectuels ou explorateurs dans les temps plus anciens ont beaucoup fait pour que la vision parisienne du bouddhisme ne soit plus empreinte d’exotisme ou de curiosité mais faite d’abord de compréhension et de respect.

Cette Grande Pagode, fruit presque unique de l’exposition coloniale de 1931, en est, au fond, là aussi, le meilleur témoignage. Depuis 1977, à la demande de Jean Sainteny, et grâce au concours de la ville de Paris, vous disposez d’un lieu qui incarne ce lien avec la France. Un lien qui n’a cessé de se renforcer au cours du siècle précédent au travers de ces tragédies de la Grande Guerre, au cours de laquelle les soldats d’Indochine sont venus combattre dans les lignes françaises. Jusqu’au drame de la décolonisation et au drame qui a amené en France beaucoup d’asiatiques pourchassés, ces fameux boat people asiatiques qui portent en France, je crois, ce qu’il y a de plus exemplaire en matière d’intégration. Ces souvenirs nous rappellent à quel point la désunion, la défiance sont des poisons pour nos sociétés.

Je suis venu également saluer votre Union, madame la Présidente, l’Union Bouddhiste de France, interlocuteur désormais reconnu des pouvoirs publics. Nous nous sommes rencontrés, vous avez rencontré avec les autres grands cultes le Président de la République. Vous êtes parvenus, en un peu moins de 30 ans, à fédérer l’essentiel des traditions bouddhistes en France, autour d’une même foi, d’une même pratique, d’un même enseignement, et d’une même philosophie. Et vous avez contribué à l’intégration, je ne sais pas si c’est le mot bien choisi, du bouddhisme dans la société laïque, celle de notre République, dont, en quelque mots, vous avez dit l’essentiel. Vous l’avez tous les trois très bien défini. En ne reconnaissant aucun culte, la république laïque ne pratique aucune exclusive, le bouddhisme y a donc toute sa place. Comme toutes les confessions, comme tous les cultes, vous êtes protégés dans votre liberté essentielle fondamentale d’exercice du culte.

Et en venant vous voir aujourd’hui, comme je viens à la rencontre des autres grandes familles religieuses de France, -c’est tout le paradoxe d’ailleurs de ce beau pays qu’est la France, terre laïque mais qui est d’abord une terre chrétienne, catholique où le protestantisme est apparu, avec quels conflits aujourd’hui fort heureusement apaisés, qui accueille l’une des plus ancienne communauté juive d’Europe, qui accueille de nouvelles confessions, pas dans l’humanité, bien sûr, mais en tout cas sur notre sol, le bouddhisme, l’islam- le ministre de l’Intérieur en charge de la relation avec les Cultes passe un certain temps dans les lieux de culte et pour ce qui me concerne, mais d’une manière plus générale, pour tous ceux qui servent la République, c’est un enrichissement.

La laïcité, ça n’est pas la négation des cultes, c’est la possibilité de croire et de ne pas croire, c’est la séparation des églises et de l’État. Aucune religion ne peut imposer sa vision à l’ensemble de la société, mais c’est le respect et après les grandes tragédies de logique du 20ème siècle, je comprends tous ceux et toutes celles qui sont, dans ce moment trouble de notre époque, à la recherche de nouvelles philosophies, d’une autre forme de concorde personnelle et collective. Et en venant ici, donc, j’ai voulu vous adresser un signe de respect, le signe de la considération de la République et pour le fait aussi que vous parlez de laïcité et que vous la respectez profondément.

La France, Mesdames et Messieurs, est riche de sa diversité, de toutes les cultures et de toutes les singularités qui la constituent. Elle se retrouve dans notre idéal de citoyen : il y a trop de tumultes, trop de mots qui blessent, trop de menaces, trop de tensions. Il faut, donc, de l’apaisement, c’est évidemment le rôle des pouvoirs publics que de permettre cet apaisement. Bien sûr, chaque citoyen a sa part, aussi, de responsabilité. Mais en venant ici, Madame la Présidente, au-delà du respect, de la reconnaissance, de l’honneur que vous me faites en m’invitant, je voulais aussi saluer votre discours, votre attitude, et votre place dans la société française.

A tous, une très belle fête de Vesak.