Emission Voix Bouddhistes
du 6 Mai 2001
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Pas de plateau cette semaine, mais un reportage en Inde consacré au monastère tibétain de Drepoung Gomang Dratsang. En complément de ce reportage, nous vous invitons à redécouvrir l'histoire des premiers monastères de la tradition Guelougpa, à travers des extraits de l'ouvrage que Gilbert Bueso, disciple de Dagpo Rinpoche, a consacré au monastère de Drepoung. Les liens de la semaine permettront à ceux qui le souhaiteront d'avoir d'autres informations sur ce monastère et sur la tradition Guelougpa.
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Au Tibet au début
du XVè siècle, Dje Tsongkhapa et ses disciples fondent les
"trois piliers"de la tradition Guelougpa : Sera, Drepoung et
Ganden, consacrés à l'étude de la philosophie.
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Au XIVe siècle apparaît un très grand maître : Dje Tsongkhapa, érudit accompli. Il étudie auprès de la plupart des maîtres de son temps et initie la tradition des nouveaux kadampa, aussi appelée guelougpa. Il enseigne aussi bien les soutras que les tantras.
Ces trois complexes monastiques-universitaires sont situés dans la région Centre aux environs de Lhasa, la capitale du pays. Ganden se trouve à 45 kilomètres au Nord-Est, Drepoung à 4 kilomètres à l' ouest et Sera tout près au nord. |
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| La fin du XVè siècle voit la fondation des monastères de Gyume et Gyuteu, consacrés à la pratique des tantras. |
Un disciple de Dje Tsongkhapa, Djetsun Cherap Sengue, fonde Gyume en 1433 et son disciple, Djetsun Kunga Teundroup, Gyuuteu en 1474. La spécificité des "trois piliers", Sera, Drepoung et Ganden, consiste en l'étude de la philosophie, alors que celle de Gyuteu et de Gyume est spécialisée dans l'enseignement et la pratique intensive des tantras. Par la suite, d'autres grands monastères-universités de philosophie apparurent, notamment : Tachilhunpo en 1447, Dagpo Dratsang en 1473, Kounboum en 1588 et Lhabrang Tachikyil en 1709. |
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| En 1959, à la suite de l'invasion chinoise, les moines rescapés de Sera, Drepoung et Ganden se réfugient en Inde. |
De nos jours au Tibet, à l'exception de Lhabrang Tachikyil qui abrite 1 500 moines, les autres grands centres monastiques ne comptent pas plus de 300 moines et il est devenu difficile d'y maintenir avec pureté les traditions. En 1959, à la suite du Dalaï-Lama, à peu près 80 000 personnes s'enfuient du Tibet et se réfugient en Inde du Nord. Ayant tout perdu, environ 1 500 personnes, parmi lesquelles les moines rescapés de Sera, Drepoung et Ganden, se regroupent à Baxa. Le nombre des religieux originaires de Drepoung Gomang, dont la population au Tibet était de 3 300, n'atteint même pas la centaine d'individus. Ils survivent comme ils le peuvent dans des camps de fortune et s'efforcent de maintenir leur tradition. |
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| A partir de 1970, ces moines réfugiés entreprennent la reconstruction en Inde des monastères tibétains de Drepoung, Ganden et Sera. |
En 1969, le gouvernement indien alloue des terres aux réfugiés tibétains, à travers le pays, pour leur permettre de s'installer. C'est ainsi qu'à partir de 1970, les soixante rescapés de Drepoung Gomang disposent de leurs premières habitations, petites maisons mises à leur disposition par le gouvernement indien dans la région de Mundgod, au Karnataka. Ils entreprennent de défricher un coin de forêt vierge. Depuis lors, non seulement ils ont réussi à survivre, mais aussi à maintenir et à développer leurs activités, tant et si bien qu'aujourd'hui 1 500 moines y vivent. Il est toujours possible d'y parachever les plus hautes études de la tradition bouddhiste et d'y obtenir toutes les réalisations spirituelles. Sur un rayon de quelques kilomètres, sont installés 15 000 Tibétains répartis en neuf villages. On y trouve également le monastère de Ganden. Quant à celui de Sera, il est reconstitué, dans la région de Bylakuppe, un peu plus au sud. De nos jours, en Inde, le complexe monastique de Drepoung, constitué par Gomang et Loseling compte environ 3 500 moines. Ganden et Sera sont d'importance équivalente. Gyume est situé encore plus au sud, dans la région de Mysore, et Gyuteu au nord, dans la région de Bomdila. Chacun d'eux abrite une population d'environ 600 moines. Malgré des conditions climatiques radicalement différentes de celles du Tibet, très chaud et sec en hiver et au printemps, extrêmement humide en été et à l'automne avec la mousson, les moines tibétains sont parvenus à s'acclimater et à préserver leur tradition. Dès 5 à 6 heures du matin et jusqu'à 23 ou 24 heures, parfois plus, quand ce n'est pas toute la nuit, leur temps est consacré à l'étude et à la pratique du dharma. |
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| Malgré toutes les difficultés rencontrées, ils ont ainsi réussi à préserver leur tradition dans toute son authenticité. | Drepoung Gomang possède toujours toutes les ressources de la religion et notamment les lignées de transmission : orale, des explications, des initiations et de la dialectique. Elles sont maintenues par des maîtres ayant toute capacité pour les transmettre. Actuellement, le monastère accueille chaque année environ 150 nouveaux moines. Certains sont des exilés en provenance du Tibet ou bien issus de familles tibétaines disséminées sur le sol indien ou occidental ; d'autres viennent de pays comme la Mongolie, la Bourîatie, le Ladakh, etc. | ||
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Site des amis du monastère de Drepoung
Gomang
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Institut Ganden Ling http://gandenling.free.fr/fr/index.html
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Drepoung Gomang Dratsang
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| © Union Bouddhiste de France 2001 | |||||||||
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