Emission Voix Bouddhistes
du 20 Mai 2001
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L'émission de cette semaine est consacrée à la Mongolie, à l'occasion de la récente visite en France du Vice Khamba Lama, Amgalan. Cette visite a été organisée dans le cadre de l'exposition "Mongolie, terre de nomades, terre de bouddhisme" qui s'est tenue du 28 avril au 6 mai dernier à Niort. Alexandre Cavalli, directeur du Centre Pouchkine de Nancy, est à l'origine de cet événement qui a permis aux nombreux visiteurs de mieux connaître ce pays et ses traditions dans un décor reconstitué de 2000 m2. Il est l'invité de l'émission Voix Bouddhistes de cette semaine, au cours de laquelle il commente les images du reportage effectué à Niort à cette occasion. La transcription de cette émission sera prochainement disponible. L'interview réalisée pour le site a permis de revenir sur les particularités de la pratique mongole du bouddhisme, mais également les traditions locales ainsi que des informations pratiques sur la Mongolie pour celles et ceux qui seraient tentés par un voyage sur place. En raison de la date récente du tournage effectué en milieu de semaine, cette interview est en cours d'édition et ne sera publiée dans son intégralité qu'ultérieurement. Comme chaque semaine, vous pouvez retrouver sur ce site le détail des livres présentés à l'antenne, parmi lesquels un ouvrage recommandé pour mieux connaître la Mongolie et ses traditions. Les municipalités qui souhaiteraient accueillir cette exposition sont invitées à contacter directement Alexandre Cavalli à l'adresse ci-dessous. Un dossier de presse complet sur l'exposition y est disponible sur simple demande. Centre Pouchkine |
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Le bouddhisme mongol
possède ses propres spécificités mais reste lié
au bouddhisme tibétain
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Les mongols ont su malgré la modernisation, préserver leurs traditions, un esprit d'ouverture et de tolérance. Le peuple est imprégné de sa culture religieuse. D'ailleurs, environ 90% d'entre-eux vénèrent Bouddha. Le bouddhisme s'est imposé à partir du 15ème siècle, tout en intégrant de multiples croyances ancestrales comme le chamanisme. Ainsi, le bouddhisme mongol possède ses propres spécificités mais reste lié au bouddhisme tibétain. Au début du siècle, le tiers de la gente masculine était moine et la Mongolie détenait plus de 700 monastères. Cependant, ces derniers ont été dévastés par les communistes à partir de 1937, en raison de la révolution culturelle. Les biens religieux ont été également saisis pour empêcher le culte de Bouddha. Enfin, des livres saints et peintures (ou tanka), qui représentaient diverses divinités du panthéon bouddhiste, ont été détruits et 20.000 lamas ont été passés par les armes. Dans les années 90, les moines recouvrent le droit
d'exercer librement leur culte, pour lequel ils disposent actuellement
de deux type de lieux. Il s'agit des monastères n'ayant pas été
trop dévastés et des yourtes monastères. |
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| La renaissance du sentiment bouddhique en Mongolie représente un très grand espoir pour la communauté tibétaine en exil |
Aujourd'hui, la renaissance du sentiment bouddhique en Mongolie représente un très grand espoir pour la communauté tibétaine en exil. En effet, la Mongolie est le plus vaste pays de la planète à reconnaître l'universalité d'un pouvoir religieux tibétain que perpétue l'actuel Dalaï-Lama, quatorzième du nom. Partout dans le pays, on s'emploie à reconstruire les monastères. Si les monastères se différencient peu des monastères tibétains, avec leurs petites fenêtres et leurs toits plats, il existe une spécificité mongole dans l'architecture sacrée : certains temples sont de formes rondes, rappelant ainsi la ger. Aujourd'hui, dans les campagnes, en attendant que soient reconstruits les temples, certains monastères sont de véritables ger, comme on a pu en découvrir une à Nïort. |
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| Le chamanisme, très présent en Mongolie, est intégré dans la pratique du bouddhisme local |
Les mongols, particulièrement les peuples des steppes comme les Bourriates, croient au monde des esprits. Ils estiment que les esprits sont omniprésents dans la nature, les objets et les personnes. Ils respectent la nature et vivent en symbiose avec elle. De cette croyance découlent certains rituels comme celui des obos. Les obos sont des lieux sacrés qui représentent le lien avec le monde des esprits. Ils sont situés aux sommets des montagnes, au passage des cols ou près des rives d'un lac. A chaque passage, on y dépose une pierre et on en fait 3 fois le tour. Les Mongols se sentent parfois menacés par les esprits, Pour cela,
ils ont recours au chaman qui entre en contact avec les esprits. Le chaman
est l'intermédiaire entre les humains et les forces surnaturelles.
Ils communiquent avec les esprits en entrant en état de transe.
Le chaman est le protecteur de son peuple. |
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| Les danses et les masques du Tsam devraient maintenant être protégés grâce au concours de l'Unesco |
Le Tsam (en tibétain cham) est une danse sacrée du bouddhisme, dite masquée ou des divinités terribles. Il est d'origine tibétaine. Les personnages de l'imagination mythique du bouddhisme sont représentés par les danseurs masqués. Au son des grandes trompes et des tambours, les danseurs masqués aux lourds costumes, virevoltent d'un pied sur l'autre et agitent leurs longues manches suivant une chorégraphie établie. Il y a 108 personnages du Tsam qui se divisent en 2 groupes
Les masques du Tsam sont très lourds, il y en a qui pèsent 7 kilos. On orne les masques des divinités terribles avec les 5 crânes humains en argile. Pour ceux des divinités sages, il y a 5 norov (ornements bouddhiques). En avril 1999, le Centre Pouchkine, en coopération avec le Centre
Dramatique National de Nancy, oeuvra afin de sauver de l'oubli l'acte
rituel Tsam dont le pouvoir communiste avait interdit toute représentation
en 1937. |
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| La yourte | La yourte ou Ger en Mongol est une
tente de forme arrondie, constituée d'une armature en bois, recouverte
de plusieurs couches de feutre. Elle se monte et se démonte rapidement,
sans fixation au sol. Elle ne possède qu'une porte, assez basse,
toujours placée au sud. Elle ne dispose pas de fenêtre, en
revanche, le sommet a une ouverture circulaire qui laisse passer la lumière
et l'air. En un an, le Mongol change 6 à 7 fois de place. La yourte
est donc l'habitat idéal pour ce mode de vie.
L'intérieur de la tente dispose d'un agencement particulier. La partie Ouest de la tente est destinée aux hommes, l'Est aux femmes. Le Nord de la tente occupe une place privilégiée. On y dispose un petit autel où se trouvent de petites lampes à beurre, des statues et des photos à l'effigie du Dalaï-Lama. C'est un endroit sacré où seules les personnes les plus respectables peuvent s'y installer. La yourte est un lieu convivial où se déroulent les scènes de la vie quotidienne, comme les repas, réceptions et dégustations des mets Mongols. |
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| La nourriture | Les repas sont sacrés pour
les Mongols. Ils sont synonymes de détente et de paix. Ils sont principalement
constitués de viande (dit aliment rouge) et de lait (dit aliment
blanc).
L'été, ils mangent des plats préparés avec des laitages et des céréales. Alors qu'en hiver, on trouve des soupes avec des lamelles de viandes (chevaux, moutons, chèvres, chameaux, boeufs). La viande est conservée, séchée ou congelée. Les Mongols apprécient la viande bouillie. Ils consomment toutes sortes de beignets de viande, soupe de nouilles, de ravioles (buuz). En hiver, ils font fondre la glace pour obtenir de l'eau potable. Les fruits et les légumes sont pratiquement inexistants. Ce sont les femmes qui préparent les repas. Elles y consacrent beaucoup de temps. Pour ne pas vexer les hôtes, il faut goûter aux plats en cours de préparation et boire une tasse de thé à la fin de chaque repas. Le thé, boisson chaude, est bu tel que ou en soupe pour réchauffer ou faire fondre les autres aliments. A la fin du repas tout invité doit boire un bol de thé au beurre rance et au sel. Le lait est utilisé dans beaucoup de plats cuisinés et permet la fabrication de boissons alcoolisées comme l'aïrak (lait de jument fermenté). Les mongols fêtent également le nouvel an lunaire d'Orient, appelé Tsaaaan sar "Mois blanc". Cette fête a lieu lors de l'apparition de la première lune de l'année, souvent fin janvier - début février. Cela occasionne des cadeaux et repas comme lors du nouvel an solaire qui se déroule dans de nombreux autres pays. Auparavant, les mongols fêtaient tous les anniversaires à cette occasion. |
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| Les costumes | Les costumes traditionnels somptueux
sont très variés en Mongolie. Ils permettent de distinguer
la position des personnes dans la société. Coiffures et couvre-chefs
ont toujours eu de l'importance, par exemple le chapeau de renard donnait
aux soldats force et courage. La pièce principale du costume est
la longue robe en coton, laine ou soie : le deel. La large ceinture forme
un blouson où on enfourne tous les objets quotidiens comme une poche.
Dans la steppe, les bottes sont utilisées par les hommes et les femmes. Elles sont fabriquées en cuir noir ou en feutre. La semelle est entièrement plate et le bout avant était autrefois relevé pour "ne pas blesser la terre". Les plus belles bottes sont fourrées d'un chausson intérieur en tissu piqué. Les femmes parent leurs robes et coiffures de bijoux en argent, corail turquoise. |
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| Un univers en deux dimensions | Les nomades Mongols classent leur
bétail grâce à des oppositions binaires.
Petits museaux : moutons et chèvres Museaux chauds : moutons, chevaux Grand et petit bétail La répartition des museaux varie selon la situation géographique de l'élevage. |
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| L'importance du cheval pour le mongol | Comme leurs ancêtres au temps
de Gengis Khan, les Mongols se déplacent principalement à
dos de cheval. C'est un animal important dans la vie des Mongols. On compte
d'ailleurs davantage de chevaux que d'habitants. Il permet de parcourir
de longues distances et sert de guide aux troupeaux dans les pâturages.
Il est idéal pour la vie de nomade et d'éleveur.
Les Mongols n'imposent qu'un dressage sommaire à leur cheval. La vie de la steppe est rude. Les chevaux doivent garder une partie de leurs instincts sauvages, ils sont laissés en semi-liberté. La nuit, ils sont libres de gambader où bon leur semble. On les rassemble le matin pour pouvoir traire les juments qu'on attache la journée. Les selles des chevaux sont en bois avec des bords relevés à l'avant et à l'arrière, décorées de cabochons d'argent. Pour les Mongols, elle est très douillette, mais pour nous elle serait un instrument de torture. |
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| De Gengis Khan | Né vers 1167, orphelin jeune, dès l'âge de 15 ans. Te Müdjin se met en service de chefs et montre un génie militaire précoce. Il devient souverain de plusieurs tribus. En 1206, devenu maître de toute la Mongolie, il se fait proclamer Gengis Khan, du chinois Chêng-Sze "guerrier précieux" et du turc Khan "seigneur". Il fonda l'état Mongol et il est le maître du plus vaste empire qu'un homme ait jamais possédé sur terre. Un empire Mongol s'étendait du fleuve jaune au Danube, de la Sibérie au Golfe Persique. Il a réussi cet exploit grâce à son excellente discipline d'organisation, à la maniabilité de ses armées, à des cavaliers intrépides et endurants et des archers habiles. Mais il fit preuve d'une sauvagerie sans limites envers ses rivaux et ennemis, usant du massacre comme d'une arme ordinaire de conquête. Il mourut en 1227 des suites d'une chute de cheval. Le 18 août 1227, l'empire mongol fut divisé entre ses trois fils. | ||
| Les fêtes nationales | Chaque année, les nomades
se rassemblent les 11, 12 et 13 juillet à l'occasion de la fête
nationale commémorant la victoire de la révolution en 1921.
Les festivités du Naadam sont particulièrement impressionnantes
à Oulan Bator. On assiste alors à une série de courses
de chevaux, de compétitions de lutte mongole et de tir à l'arc.
Ces activités correspondent aux 3 jeux virils traditionnels mongols.
Aux courses du Naadam, les jockeys sont des enfants : garçons et filles, de 6 à 10 ans environ. On estime, en effet, pouvoir mieux juger de la qualité des chevaux quand ils sont guidés, plutôt que maîtrisés, par de si jeunes mains. La distance à parcourir est fonction de l'âge du cheval. Le Naadam rassemble souvent plus de 200 bêtes. Les garçons qui les montent portent un calot pointu ou une casquette. Les filles vont le plus souvent tête nue, les chevaux noués en tresses ou en "queue de cheval". Chacun porte un dossard avec son numéro. La cérémonie de récompense des vainqueurs n'a lieu que l'après-midi, ou parfois même le lendemain, au stade des sports dulaanbaatar. Chacun des 5 vainqueurs fait un tour de piste puis vient se ranger devant la tribune officielle. Un bol d'aïrak est versé sur la tête de l'enfant et la croupe du cheval. Les mongols fêtent également le nouvel an lunaire d'Orient, appelé Tsaaaan sar "Mois blanc". Cette fête a lieu lors de l'apparition de la première lune de l'année, souvent fin janvier - début février. Cela occasionne des cadeaux et repas comme lors du nouvel an solaire qui se déroule dans de nombreux autres pays. Auparavant, les mongols fêtaient tous les anniversaires à cette occasion. |
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| Localisation | La Mongolie est située au centre de l'Asie Centrale. Encerclée par la Russie au nord et par la Chine au sud, elle occupe près de 1.566.500 km2. | ||
| Relief |
Cette terre offre un relief varié. 80% du territoire mongol se compose de montagnes. Ces hauts plateaux se situent à une altitude de 1 580 m en moyenne au-dessus du niveau de la mer, avec des sommets à plus de 4 000 m. Les 20% restants sont occupés par une zone désertique. Au nord-ouest, on retrouve la zone montagneuse de l'Altaï longue de 1 500 kms où se situent les plus hauts sommets de la Mongolie avec la montagne Khuïten (montagne froide) dont la cime culmine à 4 374 m d'altitude. La plupart des pics les plus élevés se trouvent près des frontières chinoises et russes. Au sud-est, le relief est moins élevé, le point le plus bas étant à 552 m. Au sud, se situe une région semi-désertique avec le désert de Gobi. |
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| Hydrographie |
Les fleuves de Mongolie s'écoulent soit vers le Nord (Océan Arctique), soit vers l'Ouest (bassins fermés d'Asie Centrale), soit vers l'Est (Océan Pacifique). Les fleuves gèlent sur une profondeur de 1 à 2 m. Les crues de printemps et d'automne sont faibles. En revanche, celles d'été, alimentées par les pluies d'orage, peuvent être catastrophiques. Les lacs sont nombreux et souvent très étendus, par exemple l'Uvs Nuur (3 550 km2) et. le Hôvsgôl "perle bleue foncée" (2 620 km2), tous les deux situés dans la partie nord-ouest du pays, en bordure de la frontière russe. L'eau de certains lacs est salée. |
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| Climat |
Le climat de la Mongolie est de type continental. Les hivers y sont très rudes, secs et ensoleillés. La neige recouvre la steppe pendant plus de 7 mois. L'été est, elle, la saison des pluies. Celles-ci restent cependant très faibles avec 250 jours d'ensoleillement. L'amplitude thermique est très grande, de + 40° en été à -40° en hiver. Ces derrières années, le zud, catastrophe naturelle, consécutive à un enchaînement d'étés secs et d'hivers très froids, a décimé dans certaines régions près des deux tiers des troupeaux, dont dépendent la vie économique et la survie des populations. |
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| Flore |
En Mongolie, on recense plus de 2000 espèces de plantes, dont plus de 500 peuvent être utilisées comme plantes médicinales. Au nord-est, on retrouve une région boisée. Les arbres les plus fréquemment rencontrés sont des mélèzes, pins ou cèdres. Taïga, bouleaux et trembles occupent le centre Nord. Enfin, la steppe herbeuse couvre pratiquement tout le centre et l'est du pays. En revanche, au Sud on retrouve une région moins riche. La végétation est de plus en plus dispersée. Elle se situe souvent près des quelques rares points d'eau. Il s'agit souvent d'herbe rase, de brindilles et d'épineux. Enfin, une particularité se situait dans le désert de Gobi, situé au Sud. En effet, il y a encore 2 ans se trouvait un glacier dans la vallée de Yol. Ce dernier a disparu en raison du réchauffement de la planète. |
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| Histoire |
L'empire de Mongolie s'est créé grâce à Gengis Khan, jeune guerrier du siècle qui a su réunir les guerriers mongols qui s'entre déchiraient. Ce guerrier, connu pour ses conquêtes, a annexé en compagnie de ses troupes, une partie de la Chine, de la Mandchourie, de la Sibérie, de l'Afghanistan et de l'Iran. Il a ainsi laissé derrière lui un territoire immense à son peuple. Cependant, à partir du 14ème siècle, la Mongolie décline. En effet, elle fut asservie par la Chine pendant de nombreux siècles. C'est en 1911, à la chute du dernier empereur chinois des Qing que la Mongolie recouvre une autonomie relative. En effet, en 1924, le parti populaire mongol, créé par des nationalistes formés en Russie, accède aux pouvoirs. La Mongolie devenue communiste, nationaliste, chasse le clergé lamaïque qui représentait un état dans l'Etat. Cette révolution culturelle est à l'origine de la dévastation de nombreux monastères et de la chasse aux moines. Ce n'est qu'en 1990 que la Mongolie reconquiert sa liberté de culte et peut jouir de ses anciennes traditions. |
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| Système politique et administratif |
Conformément à la Constitution de 1992, la Mongolie est une République parlementaire où le président et les députés du Grand Khural (Parlement) sont élus pour une période de 4 ans. Etat multi-partis, plus d'une douzaine de partis mènent leurs activités politiques. Au niveau administratif, le pays compte 21 provinces, qui sont divisées à leur tour en soumes. Les gouverneurs des soumes et les maires de villes et de villages sont subordonnés à la province. La capitale de la Mongolie, Oulan Bator, constitue une administration indépendante. |
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| (*) Extraits du dossier de presse de l'exposition "Mongolie, terre de nomades, terre de bouddhisme" | |||