A l’heure où les libertés les plus élémentaires sont bafouées dans autant de pays, où de nouveaux conflits surgissent qui déplacent les populations, séparant les familles et provoquant la famine, comment agir pour que soit respecté l’être humain, quelles que soient sa couleur de peau, sa religion ou sa culture ? Comment agir pour la paix des âmes et celle des cœurs ?
Les 5 et 6 novembre 1998, à l’université de Virginie, à Charlotteville, huit Prix Nobel de la Paix se sont réunis autour de S.S. le Dalaï-Laina pour évoquer les moyens de favoriser la paix dans le monde.
Au fil des débats, le Dalaï-Laina a insisté sur la vanité de toute violence et appelé au " désarmement intérieur ". Dans un univers où les intérêts et le bien-être de tous les humains sont intimement liés, les réflexes nationalistes sont dépassés, affirme-t-il. Le compromis est la seule solution, car les conflits sont inévitables. Se préoccuper du sort d’autrui est une façon d’élargir son propre horizon et d’accroître sa force morale.
Les participants à cette rencontre, par leurs réflexions et interventions, ont dressé un état des lieux des droits de l’Homme dans le monde et offert une réflexion stimulante sur les grands défis qui s’offrent à nos sociétés.
Avec les contributions de : José Ramos-Horta (Timor-Oriental), Betty Williams (Irlande du Nord), Rigoberta Menchù (Guatemala), Monseigneur Desmond Tutu (Afrique du Sud), Oscar Arias Sanchez (Costa-Rica), Aung San Suu Kyi (Birmanie), Bobby Muller, Jody Williams (Etats-Unis) et de S.S. le Dalai-Lama (Tibet).
" On ne peut venir en aide à son adversaire qu’en allant à lui les bras grands ouverts, avec un désir de trêve et d’amour. Reporter la faute sur son voisin, ou se blâmer soi-même, est vain. Tel est l’enseignement de cet ouvrage. "
Thich Nhat Hanh
