Eitô, " Lampe d’ombre " est le nom de plume dont un inconnu a signé ces lignes retrouvées au dos d’un vieux manuscrit bouddhiste provenant du temple Gokoku à Hiroshima. Protégé par son coffret de bois laqué, le "Sûtra de la Grande Compassion" qui chante en guise d’exorcisme après les catastrophes, nous a ainsi transmis, tel le revers de cette pieuse médaille, un témoignage sur les jours qui ont suivi l’explosion atomique du 6 août 1945 à Hiroshima.
A travers ce document que lui-même aurait traduit et (...)