Emission Voix Bouddhistes du 14 Janvier 2001
Dialogue avec l'Islam : le jeûne
Invités : Docteur Boubakeur
et Dominique Avron


Docteur Dalil Boubakeur
Docteur Dalil Boubakeur - Photo : © Ph. Lelluch

 

Le Docteur Dalil Boubakeur est Recteur de l'Institut Musulman de la Mosquée de Paris et Président du Conseil Supérieur représentatif des Musulmans de France.

Dominique Avron, disciple de Lama Sherab au Temple des Mille Bouddhas (Dashang Kagyu Ling), est Professeur à l'Université d'Amiens.

Dans cette émission, ils évoquent à tour de rôle le Ramadan de l'Islam et les Nyungne du Bouddhisme tibétain. Le jeûne duRamadan, qui correspond au mois de la révélation du Coran, et qui constitue le 4ème pilier de l'Islam, et les Nyungne visent tous deux à purifier le corps et surtout l'esprit par le jeûne. Le Ramadan correspond aussi au mois de la paix.

Retrouvez l'interview réalisée pour le site en complément de l'émission.
Davantage d'information sur les livres présentés lors de cette émission.
La transcription de cette émission sera prochainement disponible.

 
 
 
Interview du Docteur Dalil Boubakeur et de Dominique Avron (*)
 

Voix bouddhistes - Docteur Boubakeur, vous avez dit que le "Juste milieu" était présent dans les deux traditions. Cette notion de "Juste milieu" est centrale dans le Bouddhisme. Pouvez-vous préciser ce qu'elle représente dans l'Islam ?

Docteur Boubakeur - La notion de "Juste milieu" est citée dans le Coran qui dit :

"Aussi avons-nous fait de vous une communauté de juste milieu,
afin que vous soyiez témoins des hommes et que l'envoyé soit témoin de vous".

Cette notion de "juste milieu" est donc testimoniale - on est témoin des hommes -, et même doublement, puisque le prophète sera témoin de nous. C'est donc un devoir d'être dans une situation d'objectivité par rapport au monde, par rapport à la création, par rapport à notre devoir d'être témoin du temps et du lieu.

C'est important, parce que d'une part ça élimine l'extrémisme : l'Islam est une religion qui exclue l'extrémisme. Par ailleurs, le fait d'être au juste milieu dans le temps et l'espace n'est ni le retour au passé ni la projection vers l'avenir. Non, le temps est celui dans lequel nous vivons : le musulman est donc tenu de vivre avec son temps.

Voilà ce qu'est cette notion de juste milieu pour l'Islam. Par rapport à la notion d'éveil, c'est peut-être déjà un point de départ : être bien calé dans le temps et l'espace, au milieu des hommes. De ce point de vue, celà nous impose également un comportement qui soit limité dans nos débattements excessifs d'un côté ou de l'autre, de manière à ce que cette parole juste, cette pensée juste, cette action juste, ces moyens d'existence justes, donnent une morale éthique de l'existence.

 

Voix bouddhistes - Donc les deux traditions se rejoignent sur ce point ?

Docteur Boubakeur - Oui. Mais l'éveil, malgré tout, est un éveil théologique : la transcendance.

 

Voix bouddhistes - Qu'entendez-vous par "éveil théologique" ?

Docteur Boubakeur - Les musulmans sont malgré tout assez proches de la pensée hellénistique. Par exemple, pour ne parler que de Ptolémée, de Plotin, c'est à dire des néo-platoniciens : de l'idée qu'il faut retrouver l'être suprême, Dieu, dans soi-même, mais dans des dispositions spéciales.

On peut retrouver Dieu dans une préparation : une sorte d'initiation pourrait-on dire. Celà commence par le renoncement. Dans le Soufisme, on commence par là, on renonce au monde. De même dans le Bouddhisme, le Bouddha, quand il quitte son palais princier, renonce au monde. Le renoncement est la voie.

La deuxième condition est la pauvreté. Et la méditation. On n'est donc finalement pas très loin.

La méditation dans l'Islam doit être une méditation d'intériorisation, de recherche de cet éveil. Mais elle se fait toujours sur le mode néo-platonicien d'amour de Dieu, celui de la mystique chrétienne également.

Notre éveil est un éveil d'amour de Dieu, et de nombreux mystiques sont morts par amour. Amour parfois identificateur à Dieu : là c'est un peu trop. "Tu es", comme disait Goethe, "l'être que tu conçois, mais tu n'es pas égal à lui". C'est à dire, l'homme peut aimer Dieu, mais il n'est pas Dieu.

Tout ce chemin d'ascèse est aussi marqué par la souffrance.

 

Voix bouddhistes - On trouve cette dimension d'amour également dans le bouddhisme tibétain. A travers la compassion, la dévotion.

Dominique Avron - A travers ce qu'on appelle Chenrezi, celui qui regarde avec les yeux de la compassion. C'est la base du jeûne dont on a parlé dans cette émission. Développer cet amour et cette compassion, avec cette croyance que tous les êtres ont été nos mères dans les vies passées. Car puisqu'il y a la croyance dans la réincarnation, on s'appuie sur cette croyance.

Docteur Boubakeur - La seule différence, et elle est de taille, c'est que pour nous la vie et l'après vie se suivent : la mort "en ligne droite" est une continuation. Dans le Bouddhisme, c'est un retour. Ceci dit la notion cyclique n'est pas non plus inexistante dans l'Islam.

 

Voix bouddhistes - Dominique Avron, comment l'Islam est-il perçu dans le Bouddhisme ? Y a-t-il des rencontres par exemple à Kagyu Ling entre musulmans et bouddhistes ?

Dominique Avron - Oui, il y a des rencontres œcuméniques, parce que c'est une des fonctions de Kagyu Ling qui lui a été donnée par son fondateur, Kalou Rinpoché. Des liens ont donc été tissés avec les communautés chrétiennes, et aussi avec des représentants de l'Islam qui sont venus pour les grandes occasions. Chaque fois il y a une représentation qui est demandée, et qui permet de faire des prières en commun.

 

Voix bouddhistes - Comment percevez-vous le Ramadan en tant que bouddhiste ?

Dominique Avron - Ce qui me touche dans le Ramadan, c'est que non seulement la communauté musulmane, mais également toute la société française est finalement concernée. Parce que cette purification ne s'arrête pas à une population qui a telle ou telle religion. C'est sensible pour toute la société.

C'est pareil dans le Bouddhisme. Ce qu'on fait, ce n'est pas seulement pour son église, c'est sensible pour la nature, pour les autres, parce qu'à partir du moment où vous avez moins de colère, où vous avez moins d'avidité, ça rayonne sur tout l'environnement, et pas seulement sur votre famille, et pas seulement sur les co-religionnaires.

Vue l'importance de la communauté en France, il est évident que c'est devenu quelque chose de sensible. Presque physiquement sensible : on entre en Ramadan, et la France n'est plus la même, d'une certaine manière.

 

Voix bouddhistes - De la même manière Docteur Boubaker, est-ce que le Bouddhisme est connu dans l'Islam ? Est-ce que le personnage historique du Bouddha est connu ?

Docteur Boubakeur - Il devrait être connu. Parce que déjà dans l'histoire, la première "fusée" de l'Islam a atteint l'Indus. Il ne faut pas oublier que l'Islam a eu une expansion orientale et extrême-orientale assez importante. L'Islam a connu la Chine, l'Islam a connu l'Inde, l'Islam a connu les contrées les plus éloignées de la Mongolie, de la Russie historique. Et de grands savants de l'Islam se sont eux-mêmes déplacés vers les régions du Gange, vers les régions du Bouddhisme, d'où ils ont rapporté des textes en sanskrit.

Je peux même dire qu'à Bagdad, des traducteurs, y compris des indiens, sont venus apporter à la connaissance musulmane. Les musulmans étaient "assoiffés" de connaissance, surtout à Bagdad dans cette période du 9ème - 10ème siècle, qui a ouvert tout grand les portes à la connaissance venue d'Occident, de Chine ou d'Orient et d'Extrême-Orient.

La numérologie indienne a par exemple a fait son entrée dans l'Islam à cette époque là. De nombreuses connaissances de l'Inde sont entrées dans l'Islam, l'art, la poésie. Je citerai par exemple le fabuliste indien Palpay, qui a été traduit dans l'Islam puis en Europe, où il a servi de base à La Fontaine. Pour l'anecdote, La Fontaine a d'ailleurs donné le nom d'un des grands savants de l'Islam de cette période, El Biruni, pour l'appeler Ali Buron, l'âne Ali Buron ; alors que pour nous, Ali Buron, El Biruni, est l'un des plus grands savants de l'Islam.

Donc le monde de l'Islam de cette période là parcourt le globe d'est en ouest, beaucoup plus qu'on ne le croit actuellement. Les musulmans devraient donc se persuader que le Bouddhisme ne mérite en rien l'attitude ambivalente ou ambiguë qu'ils ont parfois envers lui. Certains savants ont même vu dans certains actes de Sakyamuni, de Bouddha, une forme d'annonce du prophète Mohamed, en se référant aux versets du Coran dans lesquels il est dit que la venue du prophète Mohamed a été annoncée dans d'autres traditions.

 

Dominique Avron - Vous m'avez également dit tout à l'heure que vous aviez été le premier à inviter Sa Sainteté le Dalaï-Lama à la Mosquée de Paris.

Docteur Boubakeur - J'ai insisté pour que le Dalaï-Lama vienne à la Mosquée de Paris, parce que je voulais sortir un petit peu des antiennes, de ces séparations arbitraires entre traditions spirituelles.

Voix bouddhistes - C'était en quelle année ?

Docteur Boubakeur - C'était en 97. Ca a été un grand événement, une grande rencontre. Et puis on a l'impression qu'à partir de là, les musulmans se sont mis à dialoguer plus facilement avec les bouddhistes, ils ont été moins craintifs dans leurs contacts avec eux. C'est une ouverture nécessaire. Parce que quand on comprend, quand on s'imprègne un petit peu de la spiritualité bouddhique, c'est l'occasion d'un retour sur notre tradition, sur le "Juste milieu".

 

(*) Interview réalisée par Jean Christophe pour l'Union Bouddhiste de France

 
 
 

Information sur les livres présentés lors de cette émission :

 
 

Les dix commandements
J.Sitruk, JC Thomas, Dalil Boubakeur et Alain Manou-Mani
Albin Michel

 

S'il est un passage de la Bible connu de tous, c'est bien l'aventure extraordinaire du prophète Moïse qui, après avoir traversé la mer Rouge, conduit au désert le peuple juif libéré du joug de Pharaon, et reçoit de Dieu, sur les hauteurs du mont SinaÏ, les Dix Commandements. Cette histoire, fondatrice de notre civilisation, est le thème du grand spectacle musical Les Dix Commandements, mis en scène par Elie Chouraqui sur une musique de Pascal Obispo.

Ce livre a été conçu par Alain Manou-Mani comme le prolongement spirituel et éthique de cette expérience artistique unique.L'épopée de Moïse y est rappelée dans ses grandes lignes, et commentée par des représentants des trois religions monothéistes.Joseph Sitruk, Grand Rabbin de France, Dalil Boubakeur, Recteur de la Mosquée de Paris, et Mgr Jean-Charles Thomas, évêque de Versailles, nous livrent chacun leur propre interprétation des Dix Paroles bibliques. Dix Paroles qui sont autant d'invitations à construire une cité humaine fondée sur le respect de l'autre, sur une éthique de la fraternité, sur une vision sacrée de la dignité de l'Homme.

Riches de leurs différences et fécondées par le dialogue, respectueuses de la laicité, les grandes traditions spirituelles présentes dans notre pays convergent dans ce livre-événement pour nous appeler à mieux vivre ensemble. Elles nous proposent de faire de ces Paroles multimillénaires, et cependant toujours neuves, la grande charte éthique du XXIème siècle.

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Les dix commandements
 
 
 

Le Soufisme, coeur de l'Islam
Cheikh Khaled Bentounès, Bruno et Romana Solt
La Table ROnde

" Ce livre est en soi un événement, écrit le père Christian Delorme. " En présentant avec simplicité, mais aussi avec toute sa profondeur, une partie de l'expérience de l'enseignement qu'il transmet d'habitude aux affiliés de sa confrérie, le cheikh Khaled rend un grand service à l'islam et à la vérité car il donne à connaître une mystique d'une richesse spirituelle exceptionnelle que beaucoup de nos contemporains ne soupçonnent pas, imprégnés que nous sommes des images de violence qui traversent malheureusement en ce temps le monde musulman. " Voici un livre sur l'Islam profond, celui des soufis, fondé sur la filiation de maître à disciples, écrit par l'héritier d'une lignée de cheikhs qui remonte au Prophète Mohammed.

Le livre du cheikh Khaled Bentounès est un témoignage généreux sur les grandes valeurs universelles de la spiritualité.

Le cheikh Khaled Bentounès a été élevé au sein de la tradition de l'Islam. Après avoir vécu en Occident, il a été désigné à la mort de son père comme chef de la confrérie Alawiya, par le conseil des anciens. L'influence du soufisme est de plus en plus grande. Elle va dans le sens de la sagesse et du dialogue.

Bruno et Romana Solt sont rattachés à l'enseignement spirituel de l'advaïta vedanta d'Arnaud Desjardins. Pour eux, il s'agit de redécouvrir et de faire partager les richesses que recèlent les enseignements des grandes traditions spirituelles. Ils ont déjà publié Moine zen en Occident, en collaboration avec Roland Rech.


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Le Soufisme, coeur de l'Islam
 
 
 

Dits de l'Imam Ali
Youssef Seddik
Sindbad, Actes Sud

Cousin et gendre du prophète Muhammad, l'Imam 'Alî est un personnage clé de l'islam, à la fois impliqué dans l'histoire et enveloppé d'un épais halo mythique. Après avoir adhéré dès l'enfance à la nouvelle religion, il a été le compagnon de toutes les batailles contre les polythéistes et un tribun hors pair.Mais il ne cessera de voir lui échapper la succession du Prophète (le califat), et ne l'obtiendra que pour une très courte durée, dans des circonstances dramatiques.Son martyre, en 661, au milieu de ce qu'on a appelé la "Grande discorde", sera l'annonce d'une profonde déchirure qui marquera le vécu de l'islam jusqu'à nos jours.

Au IV / X èmes siècle, le poète Charîf al-Radî, l'un des descendants de l'Imam 'Alî, réunira les sermons, discours, lettres, aphorismes et maximes de son glorieux ancêtre dans un ouvrage, Nahj al-balâgha ("La Voie du mieux-dire"), considéré depuis lors comme l'un des plus purs chefs-d'oeuvres de la prose arabe classique. Cette anthologie en donne, pour la première fois, des extraits significatifs à l'usage des lecteurs francophones.

Né en 1943 à Tozeur (Tunisie), Youssef Seddik est philosophe et anthropologue, docteur de I'EHESS (thèse sur l'horizon hellénique du Coran).Il a traduit en français quelques grands textes économiques arabes, ainsi que Le Grand Livre de l'interprétation des rêves d'Ibn Sî-rîn, et, en arabe à partir du grec, Le Poème de Parménide. Sindbad a publié son anthologie des Dits du Prophète (1997) et des extraits traduits de l'arabe de l'oeuvre de Tanûkhî sous le titre Brins de chicane, la vie quotidienne à Bagdad au Xèm siècle (1 999).


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Dits de l'Imam Ali
 
 
 

L'Islam en questions
Alain Gresh, Tariq Ramadan
Actes Sud

Ce livre tient à la fois du portrait, du récit et du débat. Portrait que les deux protagonistes tracent d'eux-mêmes, en confrontant leurs idées et leur conception parfois antagoniste de l'histoire. Récit qui mêle intimement leur itinéraire aux bouleversements que connaissent l'Egypte et le Proche-Orient. Débat d'idées sur le monde tel qu'il est, mais aussi sur un autre monde possible dont chacun porte en lui la vision

Comment s'explique la situation actuelle au Proche-Orient ? Qu'est-ce que l'islamisme ? Comment définir l'ordre international en ce début de troisième millénaire ? D'où vient le sous-développement des pays musulmans ? Qu'en est-il de l'individu et des droits de l'homme en Islam ?Alain Gresh et Tariq Ramadan répondent aux questions que leur pose Françoise Germain-Robin et débattent chaque fois sans complaisance - mais avec sérénité - de tout ce qui les sépare. L'ouvrage se termine sur un échange à propos de la situation des musulmans en Europe, où est notamment abordé le rapport de l'Islam à la laïcité.

Né au Caire en 1948, Alain Gresh est actuellement rédacteur en chef du Monde diplomatique. Il a publié : OLP, histoire et stratégies (Papynu, 1983) ; Un péril islamiste ? (Complexe, 1 994) ; avec Dominique Vidal, Les Cent Portes du Proche-Orient (L'Atelier, 1996), Palestine 1947, un partage avorté (Complexe 1987), Golfe : clefs pour une guerre annoncée (Le Monde éditions, 1990) ; avec Didier Billion, Actualités de l'Etat palestinien (Complexe, 2000).

Né à Genève en 1962, Tariq Ramadan enseigne la philosophie au Collège de Genève et l'islamologie à l'université de Fribourg en Suisse. Il a notamment publié : Les musulmans dans la laïcité, responsabilités et droits des musulmans dans les sociétés occidentales (Tawhid, 1994) ; Aux sources du renouveau musulman, un siècle de réformisme islamique (Bayard-Centurion, 1998) ; Peut-on vivre avec l'islam ?, entretiens avec Jacques Neirynck (Favre, 1999) ; Etre un musulman européen (Tawhid, 1999).

Françoise Gemain-Robin a été joumaliste à l ORTF, à France Culture, et correspondante à Alger de 1978 à 1982 pour le journal l'Humanité où elle est actuellement grand reporter, spécialiste du Moyen-Orient. Elle a publié Femmes rebelles d'Algérie (L'Atelier-Le Temps des cerises, 1996) et participé à plusieurs ouvrages collectifs sur l'Algérie.


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L'Islam en questions
 
 
 

La non-histoire d'une illusion
Méditations sur le bouddhisme tantrique tibétain

Charles Genoud
Olizane


Se basant sur l'iconographie du bouddhisme tibétain, l'auteur décrit les diverses méditations qui conduisent de la confusion à l'éveil. Mais ce cheminement spirituel est en lui-même une illusion car en fin de compte ni la confusion ni l'éveil n'existent réellement. Une première partie traitant de l'histoire de la conscience, évoque les types de réponses que les religions ont apportés aux angoisses de l'homme.Puis à travers l'iconographie, l'auteur décrit la formation et l'évolution de quelques figures importantes avant d'analyser le sens des représentations selon la tradition tibétaine. S'appuyant sur des textes bouddhiques et la tradition orale, il montre les différences fondamentales que présentent les nombreuses expériences méditatives.

Charles Genoud a passé plusieurs années en Inde où il a étudié la peinture tibétaine, la philosophie bouddhique ainsi que la méditation auprès de grands maîtres tibétains. Ses connaissances de la langue et de la culture tibétaines l'ont conduit à de nombreuses reprises au Tibet, au Ladakh et au Bhoutan. Il anime également des stages de "présence aux gestes quotidiens".

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La non-histoire d'une illusion
 
 
 
 
© Union Bouddhiste de France 2001