Emission Voix Bouddhistes du 4 Mars 2001
La réouverture du Musée Guimet

Invité : Philippe Cornu

 

 

Philippe Cornu
Philippe Cornu - Photo : © Ph. Lelluch

 
 
 
 

A l'occasion de la réouverture du Musée Guimet, après une fermeture de quatre années pour rénovation des locaux, l'émission Voix Bouddhistes de cette semaine reçoit Philippe Cornu.
Ecrivain et tibétologue, l'un des tout premiers disciples occidentaux de Sogyal Rinpoche, Philippe Cornu est aujourd'hui l'un des principaux responsables du centre Rigpa de Levallois.
Après un reportage offrant un aperçu des trésors que recèle ce musée des arts asiatiques unique au monde, Philippe Cornu nous introduit à l'art bouddhique.
En exclusivité pour le site, il complète cette introduction par des explications très claires sur le rôle de l'iconographie et de la statuaire dans la pratique, depuis les premiers pas dans la méditation jusqu'à ses stades avancés.


Retrouvez également en ligne les adresses de sites liés à l'émission de la semaine
ainsi que toute l'information sur les livres présentés cette semaine.


La transcription de cette émission sera prochainement disponible.

 
 
 
 
Interview de Philippe Cornu (*)
 
 
La statuaire représentant le Bouddha est fondamentalement un rappel du principe d'éveil.
 

Voix bouddhistes - Philippe Cornu, quelle est la place de la statuaire, ou même de l'iconographie de manière plus générale, dans la pratique ?

Philippe Cornu - La statuaire a une grande importance. D'abord parce qu'elle est l'expression d'une foi, d'une confiance : c'est un rappel.

C'est toujours un rappel dans toutes les formes de bouddhisme : c'est le rappel de l'éveil. La statuaire représentant le Bouddha, c'est le rappel de la possibilité de chacun d'obtenir cet éveil. Donc c'est fondamentalement un rappel du principe d'éveil.

C'est aussi un objet de dévotion, dans le sens où c'est une représentation qui permet aux fidèles de faire des offrandes, non pas bien sûr à la statue elle-même, mais à ce qu'elle représente.

Et puis bien sûr dans d'autres bouddhismes, comme dans le mahayana où il y a déjà de nombreux Bouddhas, c'est un moyen de représenter l'aspect prolifique de l'éveil dans toutes ses formes.

Enfin dans le vajrayana, c'est un objet de pratique dans le sens où la représentation d'un Bouddha ou d'une déité permet au pratiquant de visualiser au mieux cette déité. L'iconographie a donc un sens très précis dans le cadre du vajrayana, le tantrisme.

 
       
       
       
       
L'aspect superstitieux existe partout : les personnes qui adhèrent à une certaine religion ne le font pas forcément en connaissance de cause.  

Voix bouddhistes - C'est parfois vécu sous une forme assez superstitieuse, mais ça peut être aussi beaucoup plus profond...

Philippe Cornu - Tout à fait. L'aspect superstitieux existe partout et dans toutes les religions. Toutes les personnes qui adhèrent à une certaine religion ne le font pas forcément en connaissance de cause. Elles le font par culture tout simplement, par imprégnation.

Mais ça n'empêche pas qu'il y ait toujours des gens dans les temples qui connaissent vraiment exactement ces représentations : qu'est-ce qu'elle symbolisent, qu'est-ce qu'elles représentent véritablement.

Evidemment, ça devient à ce moment là quelquechose de beaucoup plus précis. Et les connaissances sont au contraire enrichies par l'inspiration par exemple de la statuaire ou de la représentation picturale. Et ça va déboucher sur une utilisation vraiment technique au niveau de la pratique.

Dans le vajrayana c'est le cas. Et dans le vajrayana pas seulement au Tibet, mais aussi dans le bouddhisme shingon au Japon. Il ne faut jamais oublier que le tantrisme existe aussi au Japon, sous une forme extrêmement précise.

On peut admirer d'ailleurs, dans l'annexe du musée Guimet, l'ensemble d'un mandala shingon en représentation (scultpure).

 
       
       
       
       
La statue n'est pas seulement une représentation, une symbolisation, mais elle incarne en elle-même le principe d'éveil.  

Voix bouddhistes - Dans le vajrayana, il y a une pratique qui est une requête faite aux déités de demeurer dans les images. Peux-tu expliquer ce dont il s'agit ?

Philippe Cornu - On a connu ça en Occident aussi, dans la statuaire grecque, où il y avait une cérémonie par exemple qui consistait à ouvrir les yeux de la déité. C'est à dire la rendre vivante.

C'est l'idée qu'en fait à ce moment là la statue n'est pas seulement une représentation, une symbolisation de quelque chose, mais incarne en elle-même le principe - dans le cas du bouddhisme, le principe d'éveil - en elle-même. A ce moment là la statue devient vraiment un objet puissant, un objet consacré.

Généalement une consécration de statue se fait à l'intérieur, surtout quand elles sont en bronze. Par exemple dans le bouddhisme tibétain, elles sont chargées d'un ensemble de matières à l'intérieur, sur lesquelles sont inscrites des mantras. Et puis il y a une cérémonie de consécration où l'officiant invoque les déités à descendre dans la statue et à y demeurer.

 
       
       
       
       
Les "bénédictions" suscitées par la dévotion, la confiance, la foi, constituent une amorce, destinée à ouvrir le coeur du pratiquant à sa propre nature. Mais une bénédiction ne vient jamais complètement de l'extérieur.  

Voix bouddhistes - Cette consécration, notamment dans le vajrayana, fait partie des moyens habiles, pour aider à ce que se développe la pratique...

Philippe Cornu - Bien entendu. Ca se rapproche aussi du culte des reliques, d'une certaine manière. Parce que de par la dévotion qu'elle peut également susciter, une statue est de plus en plus chargée au fur et à mesure de son utilisation par ceux qui l'utilisent comme support dans leur pratique. Elle devient par conséquent comme une sorte de relique.

Voix bouddhistes - Quel est le lien avec les niveaux plus ultimes de pratique ?

Jusqu'ici c'est l'aspect "bénédictions", l'aspect relatif. Qu'est-ce que la bénédiction dans le bouddhisme ? On considère qu'il s'agit de trouver une amorce par l'extérieur, c'est à dire par exemple par la dévotion, par la confiance, par la foi. Mais cette amorce ne fait en fait qu'ouvrir le coeur du pratiquant à sa propre nature. Une "bénédiction" ne vient jamais complètement de l'extérieur, mais le moyen habile peut consister à la susciter par un moyen extérieur.

 
       
       
       
       
Le "Dictionnaire encyclopédique du bouddhisme" qui sortira en mai devrait devenir un outil pour les bouddhistes de toute tradition, pour les personnes qui s'y intéressent, ainsi que pour les chercheurs en anthropologie religieuse.  

Voix bouddhistes - Tu as publié plusieurs ouvrages ces temps-ci. En as-tu d'autres en préparation ?

Philippe Cornu - Je suis en phase de relecture du dictionnaire encyclopédique du bouddhisme dont la parution est prévue en mai. Il s'agit de vérifier tout ce que j'ai écrit. Et comme il s'agit d'un dictionnaire sur l'ensemble du bouddhisme sous toutes ses formes, même si bien entendu on ne peut pas prétendre à l'exhaustivité, ça représente quand même beaucoup de domaines à vérifier !

J'espère que ce sera un outil pour tous les bouddhistes et pour toutes les personnes qui sont curieuses du bouddhisme, ainsi que pour les chercheurs qui sont intéressés par ces domaines d'anthropologie religieuse.

Voix bouddhistes - "Pour tous les bouddhistes", cela veut-il dire que tu as également utilisé par exemple les termes d'origine pali et sanskrit ?

Philippe Cornu - Tout à fait. D'ailleurs à la fin du dictionnaire, il y a même un lexique qui permet de passer du pali au sanskrit, du sanskrit au pali, etc...

Voix bouddhistes - Et au tibétain ?

Philippe Cornu - Au tibétain également, ainsi qu'au chinois et au japonais. Sans les caractères, mais avec les transcriptions. En effet, une des difficultés les plus importantes, c'est de trouver les termes dans différentes langues. Aucun ouvrage ne le fait et j'ai pensé que cela pouvait être utile de le faire figurer les annexes.

J'ai également soigné l'histoire du bouddhisme dans chacun des pays et pour toutes ses formes. J'ai essayé de ne pas me laisser influencer par ma connaissance plus ancienne du bouddhisme tibétain, ce qui n'a pas toujours été facile. J'espère qu'on ne m'en voudra pas trop si il y a encore quelques déséquilibres !

Voix bouddhistes - C'est un ouvrage qui devrait donc combler les partiquants de tous les véhicules...

Philippe Cornu - Oui, et je pense que cela comble également une lacune. Il n'y avait pas un ouvrage scientifique à partir duquel on puisse "surfer" d'un article à l'autre. Dans ce dictionnaire, il y a de très nombreux renvois qui permettent de faire vraiment le point sur différents sujets.

Voix bouddhistes - Il faudrait en faire une version hypertexte sur internet !

Philippe Cornu - Oui, ou un CD Rom. J'ai eu cette idée là en le faisant. C'est pour ça que j'ai construit de nombreux renvois : c'était un petit peu l'idée d'un hypertexte. Un dictionnaire c'est usuellement linéaire, c'est donc très intéressant de passer à un hypertexte.

Voix bouddhistes - Je crois qu'on aura très bientôt l'occasion d'en reparler plus longuement. Merci Philippe.

 
       
(*) Interview réalisée par Jean Christophe pour l'Union Bouddhiste de France
 
 
 
 

Adresses de sites liés à l'émission de la semaine

     
     
Musée Guimet

Site internet du Musée Guimet

www.museeguimet.fr

Le site flambant neuf du Musée Guimet. A visiter absolument !
     
     
     
     
     
     

Campagne de l'Unesco
contre la destruction du patrimoine culturel Afghan

www.unesco.org/opi/fre/unescopresse/2001/afghanistanf.shtml

L’Afghanistan, situé à un carrefour des anciennes routes de la soie, dispose d’un patrimoine culturel unique qui reflète une histoire marquée par les influences multiples de la Perse, de la Grèce, de l’Hindouisme, du Bouddhisme et de l’Islam.Il compte, parmi ses nombreux trésors, les Bouddhas monumentaux sculptés dans les falaises de Bamiyan au Ve siècle, aujourd'hui gravement menacés.

 

Comme le relate un article du journal Le Monde du 27 février et de nombreux autres articles de la presse internationale, leur destruction a malheureusement commencé fin février et semble pratiquement irréversible.
Falaise de Bamiyan
     
     
     
     
     
     
The art of Tibet

"The Himalayan Art Project"
(Fondation Shelley et Donald Rubin)

www.tibetart.org

Site en anglais consacré à l'art himalayen. Plus de 1500 oeuvres en provenance de collections privées et de nombreux musées sont ici présentées, originaires du Tibet, du Nepal, du Bouthan, d'Inde, de Chine et de Mongolie. Toutes ces oeuvres sont abondamment documentées.

Ce site est l'oeuvre de la fondation Shelley et Donald Rubin, dont "The Himalayan Art Project" est le programme principal, destiné à la préservation d'une très large collection de thangkas tibétaines et à la production et à la diffusion de supports pédagogiques associés. Les collectionneurs privés et institutionnels ont la possibilité d'enrichir la base de données de reproductions du site.

La page de liens de ce site propose une très complète liste d'adresses de sites internet consacrés à l'art bouddhique, dans leur grande majorité aux Etats-Unis.

     
     
     
     
     
     

Information sur les livres présentés lors de cette émission

Les ouvrages mentionnés peuvent être commandés en ligne, avec paiement sécurisé.
Il suffit d'activer le lien correspondant.

 
 

Emile Guimet et les arts d'Asie
Editions Gallimard, Collection Découvertes

 

 

En 1876 l'industriel lyonnais Emile Guimet débarque à Yokohama accompagné du peintre Félix Regamey. L'objet de leur mission : enquêter sur les religions orientales. Commence alors pour eux la découverte d'un empire qui jusqu'en 1854 avait été fermé aux occidentaux. Deux mois de voyages, de rencontres, de fascination, dans le Japon de l'ère Méiji, entre tradition et modernisme, entre bouddhisme et shintoisme. Dans les temples et les sanctuaires, Guimet rencontre les moines, observe les pratiques religieuses, les gestes et les représentations des divinités ; il constitue aussi une importante collection d'objets rituels. De retour en France, cette ferveur se concrétise par la création d'un musée des religions du monde entier, inauguré à Paris en 1889, place d'Iéna.

Depuis la mort de son fondateur en 1918, le musée Guimet s'est enrichi de vastes collections d'art asiatique, provenant d'autres établissements ou d'exceptionnelles donations. En ce début de IIIème millénaire, après une importante rénovation architecturale, liée à une profonde réflexion muséologique, il s'affirme comme le lieu de rencontre de toutes les civilisations d'Asie.

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Emile Guimet et les arts d'Asie
 
 
 

Album du musée national des arts asiatiques
Collection Musée Guimet
Editeur

 

Ouvert à Paris en 1889, le musée Guimet reçoit en 1945 les collections d'art et d'architecture khmères du musée du Trocadéro et les collections d'arts décoratifs d'Extrême-Orient jusque-là conservées au Louvre. Depuis lors et grâce à des enrichissements constants, il permet aux œuvres découvertes dans un contexte plus vaste - l'Asie dans son ensemble - de passer du statut d'objet exotique ou de curiosité au statut d'œuvre d'art à part entière, appartenant de ce fait à l'histoire mondiale de l'art.

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Album du Musée national des arts asiatiques
 
 
 

L'Inde des Princes
Collection du Musée Guimet
Donation de Jean et Krishna Riboud

 

Constituée par cinquante quatre objets s'échelonnant du XVIIème au XIXème siècle et illustrant les arts princiers de l'Inde moghole, des sultanats du Deccan et des royaumes Rajpout, et par vingt bijoux provenant de l'Inde du Nord, la donation Jean et Krishna Riboud représente un inestimable enrichissement des collections indiennes du musée Guimet. Coupes translucides de jade et de cristal de roche rehaussées de rubis et d'émeraudes, poignées de dague en calcédoine et en jade constellées de pierres précieuses, flasques et poires à poudre en ivoire délicatement sculpté, boîtes à épices et bases de huqqa au décor émaillé, objets de nacre à l'éclat iridescent, bidri incrustés de cuivre ou d'argent, carreaux de terre cuite vernissée ornés d'un décor végétal et somptueux bijoux mêlant aux teintes vives des émaux polychromes l'éclat rutilant des gemmes concourent à une évocation éminemment séduisante de la splendeur raffinée des arts de cour indiens.

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L'Inde des princes
 
 
 

Sculptures indiennes du Musée Guimet
Collection du Musée Guimet
Amina Okada

 

Publié à l'occasion de la réouverture du musée Guimet, "Sculptures indiennes" offre une sélection inédite des sculptures de pierre, de bronze ou de terre cuite les plus admirables des collections permanentes, allant du IIème siècle avant notre ère jusqu'au XVIIème siècle. Ainsi le lecteur de cet ouvrage est invité à faire un voyage initiatique dans la civilisation indienne, à travers d'une part, la découverte fondamentale de certains mythes et d'autre part, celle des principaux aspects de sa statuaire d'inspiration bouddhique, jaïne et brahmanique.

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Sculptures indiennes du Musée Guimet
 
 
 

L'Asie des Steppes
Jean-Paul Desroche
Collection Musée Guimet


 

Sont regroupés dans ce livre les témoignages parmi les plus significatifs d'un art à la fois brillant et éphémère, celui des steppes, qui se développe depuis les rives de la mer noire jusqu'au bord du fleuve jaune. A l'ouest, Alexandre Le Grand induit le propos, à l'est Gengis Khan (1167-1227) clôt ce panorama de quinze siècles. Entre-temps émergent et fleurissent de nombreuses civilisations dont les séquences majeures sont présentées ici. Beaucoup se rattachent aux traditions nomades : Scythes, Turcs, Mongols… ; d'autres naissent en marge des mondes classiques grecs, indiens ou chinois : Parthes, Bactriens, Sassanides… les premiers souvent sans monument ont été révélés par les archéologues, les seconds appartiennent aux solitudes désertiques. Ensemble, ils partagent l'or, l'argent et la soie, matières premières constitutives de leurs expressions artistiques avec une iconographie reliée à l'univers animal.

Jusqu'ici, une lecture en continu de ce monde sans bornes qui épouse la courbure de l'Eurasie sur plus de sept mille kilomètres n'avait jamais été possible. Pour la première fois les chefs-d'œuvres de Pierre le Grand (1672-1725) conservés au musée de l'Ermitage à Saint-Petersbourg voisinent avec les objets de l'Académie des sciences d'Oulan Bator qui eux-mêmes côtoient les vestiges récemment exhumés par les archéologues chinois en Mongolie intérieure.

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L'Asie des steppes
 
 
 

Les Trésors cachés du Tibet
Tulku Thundup Rinpoche
Le Courrier du Livre


 

Cet ouvrage nous présente une importante tradition tibétaine, curieuse et méconnue en Occident, celle des terma, les "trésors spirituels". Il s'agit de textes et d'objets qui furent dissimulés par Padmasambhava (le fondateur du bouddhisme tibétain) et ses principaux disciples au VIllème siècle, et redécouverts au fil des siècles par des tertons, des "découvreurs de trésors" prédestinés à cette tâche.

Plusieurs centaines de volumes d'enseignements et d'objets ont été redécouverts au fil du temps au "Pays des neiges", et même à l'heure actuelle des lamas tibétains ayant qualité de tertön découvrent des textes-trésors au Tibet ou dans les régions himalayennes. Ce livre nous expose l'intérêt des "trésors spirituels", pourquoi ils ont été dissimulés puis retrouvés selon un dessein préétabli, les circonstances extraordinaires de leur redécouverte et les procédés traditionnels de validation des termas.

L'auteur articule son exposé autour de la traduction d'un traité tibétain fondamental sur les termas : " L'Océan des Merveilles, un exposé de la tradition des Trésors du Dharma ", du Illème Dodroupchen Rinpoché (1865-1926), l'un des plus grands écrivains de l'école des Anciens (nyingmapa).

Les Trésors cachés du Tibet constituent un livre de référence sur le bouddhisme tibétain.

L' auteur : Tulku Thondup Rinpoché (né en 1939) est un lama tibétain érudit de l'école Nyingma qui s'est établi en Inde en 1958, avant de rejoindre les États-Unis en 1980. Il a collaboré à des travaux universitaires à Harvard et se consacre à la traduction, à la recherche et à la publication d'ouvrages sur la culture tibétaine et le bouddhisme. Il est notamment l'auteur de "Buddha Mind", de "Masters of meditation and Miracles", et de "L'Infini pouvoir de guérison de l'esprit", publié au Courrier du Livre en 1997.

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Les trésors cachés du Tibet
 
 
 
© Union Bouddhiste de France 2001