Emission Voix Bouddhistes du 26 Août 2001
Le zen Rinzaï

Invité : Taikan Jyoji

 

Taikan Jyoji
Taikan Jyoji - Photo : © Ubf

 
 
 
 

Taïkan Jyoji est le représentant de l'école du Zen Rinzaï (branche Myoshin-ji) pour l'Europe depuis son intronisation officielle par Yamada Mumon Roshi en 1976. En 1989 il reçoit le titre de Kaïkyo-shi ( Maître fondateur ) pour l'Europe.

Dans l'interview réalisée pour le site, il revient dans le détail sur les particularités de l'école Rinzaï.


Retrouvez en ligne l'interview réalisée pour le site,
les adresses de sites liés à l'émission de la semaine
ainsi que toute l'information sur les livres présentés cette semaine.


La transcription de cette émission sera prochainement disponible.

 
 
 
 
Interview de Taikan Jyoji (*)
 
 

Les koans ne sont pas seulement des devinettes pour pseudo-mystiques occidentaux.

C'est en fait bien souvent l'occasion de travailler sur un côté pratique de la vie.

 

Voix bouddhistes - Taikan Jyoji, pouvez-vous commencer par préciser la lignée à laquelle vous appartenez ?

Taikan Jyoji - La lignée à laquelle j'appartiens est celle de l'école Rinzaï. Mon maître au Japon s'appelait Yamada Mumon, dans la lignée du grand maître réformateur du zen au 17ème siècle qui s'appelle Hakuïn.

Voix bouddhistes - Quel a été l'apport principal de Hakuïn ?

Taikan Jyoji - On peut dire que tout le zen Rinzaï s'est vu restimulé à partir de ce maître exceptionnel qu'était Hakuïn. Sa grandeur spirituelle a contribué à la renaissance du zen au Japon, qui était un peu tombé dans un certain désintéressement de la pratique. Hakuïn a revu la manière d'utiliser les koans dans le zen au Japon, en a réorganisé l'utilisation pour les rendre plus stimulants, plus vivants, et plus adaptés à l'époque.

Il faut savoir que les koans ne sont pas seulement des devinettes pour pseudo-mystiques occidentaux. Dans beaucoup de cas, c'est l'occasion de travailler sur un côté pratique de la vie.

Souvent, on a tendance à penser que pratiquer la méditation c'est accéder à des sphères suffisamment élevées pour être sûr de ne pas pouvoir les atteindre. Pas du tout. La réalité de la vie est dans le quotidien. Et la méditation nous apprend à vivre ce quotidien. Les koans zen sont des questions qui nous amènent à les appliquer dans la vie de tous les jours.

Par exemple, il y a un koan connu en Occident déjà, qu'on aime bien citer parce qu'il illustre bien ce côté pratique. C'est l'histoire d'un bonze qui vient voir un maître et qui lui pose la question : " Qu'est-ce que le zen ? ". Le maître était en train de manger. Il invite le disciple à partager le repas. Le disciple pensait qu'en mangeant, le maître allait peut-être répondre à sa question. Mais le disciple voyait que le maître était absorbé dans son action de manger, et il n'osait pas trop l'interrompre. Alors il a attendu que la fin du repas arrive, et là, voyant que le maître ne disait toujours rien, il repose la question : " Maître, qu'est-ce que c'est que le zen ? ". Le maître se tourne alors vers le disciple et lui dit : " Tu as fini de manger ? ". L'élève répond que oui. Et le maître enchaîne en disant : " Et bien maintenant lave ton bol. "

Il n'y a rien de vraiment très compliqué dans ce koan là. Il y a un enchaînement logique dans l'exécution des gestes du quotidien : quand on a fini de manger, on lave sa vaisselle. Beaucoup de koans sont justement l'apprentissage de la vie de tous les jours dans son aspect le plus pratique, pour qu'on apprenne à ne pas s'emberlificoter dans des détails compliqués de la vie.

 
       
       
       
       

On dit dans le zen que : " Quand on mange, on mange, quand on boit, on boit, et quand on dort, on dort ".

Mais il existe aussi un moment où l'on peut dire : " Quand on pense, on pense ".

 

Voix bouddhistes - Et tout particulièrement, ne pas s'emberlificoter dans les élucubrations du mental.

Taikan Jyoji - Comme je le disais au cours de l'émission, le quotidien doit être vécu en étant un avec ce qu'on fait, au moment où on le fait. Ca ne veut pas dire qu'il est interdit de penser à ce qu'on fera demain. Il est bien évident qu'à un moment donné, on doit bien programmer sa journée et sa semaine. Et il est bien évident qu'à un moment donné, on doit aussi penser à ce qu'on va faire, à la bonne organisation, au bon déroulement de sa vie de tous les jours.

On dit dans le zen que : " Quand on mange, on mange, quand on boit, on boit, et quand on dort, on dort ". Mais il existe aussi un moment où l'on peut dire : " Quand on pense, on pense ". Ca n'est pas interdit. Mais si on fait deux choses en même temps, si on est en train de balayer sa chambre et qu'on pense en même temps à ce qu'on fera demain, on ne fait bien ni l'un ni l'autre.

 
       
       
       
       
Si on pense : " Je vais essayer d'être un avec ce que je fais ", ça n'est une pensée de plus.  

Voix bouddhistes - " Etre un avec ce qu'on fait ", cela peut aussi parfois prêter à confusion si l'on s'imagine que c'est quelque chose de très compliqué : c'est finalement quelque chose de très pratique.

Taikan Jyoji - C'est effectivement quelque chose de pratique. Si on est toujours en train de penser à un être un avec ce qu'on fait, on n'est plus un. Si on pense : " Je vais essayer d'être un avec ce que je fais ", c'est une pensée de plus qui vient déjà s'ajouter aux pensées.

Donc c'est effectivement une démarche qui n'est pas facile, parce qu'être un avec ce qu'on fait signifie s'absorber dans ce qu'on fait au moment où on le fait. Et cette capacité à s'absorber dans ce qu'on fait au moment où on le fait, la pratique de la méditation dans le zen enseigne comment y parvenir.

 
       
       
       
       

Il y avait encore trois écoles zen au Japon jusqu'à récemment : Obaku, Rinzaï et Soto.

Aujourd'hui, seules subsistent l'école Rinzaï et l'école Soto, davantage représentée en nombre.

 

Voix bouddhistes - Par delà Hakuïn, à quel fondateur le zen Rinzaï remonte-t-il ?

Taikan Jyoji - Le fondateur du zen Rinzaï est Linji (Rinzaï est la prononciation japonaise du mot chinois Linji). C'est une branche du zen qui s'est développée en Chine au IX ème siècle et qui a été introduite au Japon par le maître Eisai au début du XII ème siècle.

Le fondateur du zen est Bodhidharma en Chine au V ème siècle. A partir de lui, il y a eu six patriarches du zen, et c'est le sixième, Huineng, qui au VII ème siècle a véritablement fait se développer le zen en Chine.

Après, d'autres écoles sont nées. Il y a eu cinq écoles fondamentales qui se sont développées en Chine, dont le zen Soto, le zen Rinzaï et le zen Obaku (ce sont les noms japonais de ces écoles). Ces écoles se sont ensuite développées au Japon, mais l'introducteur du zen au Japon est Eisai, qui a ramené ces enseignements de Chine. Après est venu Dogen, le fondateur de l'école Soto.

Voix bouddhistes - Quelle est la nature des différences entre ces écoles ?

Taikan Jyoji - Disons que les outils qui étaient proposés pour forger sa réalisation différaient d'une école à l'autre. Et selon l'inspiration provoquée par tel outil, on s'engageait dans telle école plutôt qu'une autre.

Voix bouddhistes - Les seules zen connues en Occident sont le Rinzaï et le Soto. Que sont devenues les autres écoles, et quelle est la place du Rinzaï aujourd'hui ?

Taikan Jyoji - Jusqu'à il y a quelques décennies, il y avait trois écoles encore vivantes au Japon. Dans l'ordre alphabétique : Obaku, Rinzaï et Soto. Actuellement l'école Obaku est quasiment éteinte et les bonzes de l'école Obaku se rendent dans l'école Rinzaï. Pourquoi Rinzaï et pas Soto ? Parce que la technique de méditation utilisée dans cette école est plus proche du Rinzaï que du Soto.

Aujourd'hui, on a donc deux grandes écoles du Zen encore actives : le Rinzaï et le Soto.

Voix bouddhistes - Le Rinzaï semble un peu moins populaire au Japon que le Soto ?

Taikan Jyoji - Certains l'expriment en disant que le Soto c'est la quantité, et le Rinzaï la qualité ! Le Rinzaï est peut-être un petit peu plus ardu d'accès. Je ne veux pas dire plus fermé car ce sont des écoles qui débouchent sur l'ouverture, on ne peut donc pas parler de fermeture. Mais c'est vrai que dans la tradition du zen, on ne fait rien pour rendre une école populaire. C'est son ascèse, sa technique de méditation, la qualité d'un maître, qui font qu'à un moment donné on se tourne plutôt vers une école qu'une autre. Parce qu'on est toujours des maillons d'une chaîne. On ne représente jamais soi-même dans le zen, on représente le zen d'abord et on l'enseigne avec sa personnalité.

 
       
       
       
       
L'important n'est pas de savoir avec sa tête comment on médite, mais de poser ses fesses sur un coussin et de s'y mettre.  

Voix bouddhistes - Vous avez fait allusion à la différence d'approche pratique dans la méditation entre le Soto et le Rinzaï. Pouvez-vous préciser ?

Taikan Jyoji - Je n'aime pas trop parler de technique de méditation, car lorsqu'on en parle, l'intellect enregistre cette technique avec sa tête, alors que l'important n'est pas de savoir avec sa tête comment on médite, mais véritablement de poser ses fesses sur un coussin de méditation et puis de s'y mettre.

Voix bouddhistes - Ce serait plutôt un point de convergence entre le Soto et le Rinzaï, parce que dans le Soto, c'est aussi ce qu'on dit. Ce qui compte, c'est de s'asseoir et de pratiquer zazen.

Taikan Jyoji - Bien sûr. Ca n'est absolument pas contradictoire avec ce qu'on dit dans le Soto. D'ailleurs toutes les écoles du bouddhisme proposent des techniques de méditation. Quelle que soit l'école du bouddhisme. Que ce soit du mahayana ou du theravada. Il n'y a pas une école de bouddhisme qui ne propose une technique de méditation.

Voix bouddhistes - Les techniques de méditation sont donc assez proches dans les deux écoles ?

Taikan Jyoji - Jusqu'à un certain point seulement, parce que dans le zen Soto on parle de Shikantaza (" Juste s'asseoir "), alors que dans le Rinzaï on parle de Soussokan (décompte des respirations). Sans rentrer dans les détails, il y a donc des différences de technique entre le Rinzaï et le Soto, qui à la fin, mais tout à fait à la fin seulement, amènent au même état de réalisation.

 
       
       
       
       
L'esprit dans lequel on pratique le Kyudo est très proche de l'esprit du zen, mais le Kyudo n'est pas directement rattaché à telle ou telle école du zen.  

Voix bouddhistes - Vous avez parlé du Kyudo pendant l'émission, le tir à l'arc traditionnel. Le Kyudo est-il plutôt rattaché au zen Rinzaï ou au zen Soto ?

Taikan Jyoji - On ne peut pas dire qu'il y ait un rattachement d'école. C'est un rattachement au zen tout court.

Voix bouddhistes - Donc on pratique le Kyudo aussi bien dans le zen Rinzaï que dans le zen Soto ?

Taikan Jyoji - Tout à fait. La fédération japonaise de Kyudo comprend 500 000 membres, qui dans leur majorité ne sont pas des pratiquants du zen. Mais l'esprit dans lequel on pratique le Kyudo est très proche de l'esprit du zen.

 
       
       
       
       

Les activités principales d'une sesshin sont Zazen, Kinhin, Samou et les repas.

D'ordinaire, un repas c'est un moment de convivialité . Mais lorsqu'on fait une sesshin, on vient pour travailler sur soi.

 

Voix bouddhistes - En dehors de la méditation assise, y a-t-il d'autres pratiques qui sont utilisées plus spécifiquement dans le zen Rinzaï que dans les autres écoles du zen ?

Taikan Jyoji - Pas vraiment.

Les stages sont appelés sesshins. Il y a différentes durées de sesshins, mais la durée la plus traditionnelle c'est la semaine.

Pendant une sesshin, il y a d'autres activités qui sont très proches de la méditation.

Kinhin, c'est la marche méditative. C'est à dire qu'au lieu de rester assis sur son coussin, on continue sa pratique du zazen, mais dans le mouvement, dans la marche. C'est l'occasion de se détendre les jambes, mais ce n'est surtout pas un moment de relâchement de l'attention. C'est le zen dans le mouvement. C'est donc aussi une forme de méditation.

Ensuite, les repas se prennent dans le plus grand silence. Ce n'est pas le silence dans le sens de se taire et de ne pas parler, mais pour faire en sorte que manger soit aussi une séance de méditation, de manière à apprendre à être un avec ce qu'on fait au moment où on le fait. Bien évidemment, un repas c'est un moment de convivialité d'ordinaire. Mais lorsqu'on fait une sesshin, on ne vient pas pour la convivialité. On vient pour travailler sur soi-même, sur son épanouissement. Le repas est donc aussi l'occasion de travailler là-dessus, d'apprendre la concentration, d'être un avec sa fourchette et la nourriture.

Ensuite, ce qu'on appelle le Samou, c'est à dire le travail manuel, le travail méditatif. C'est aussi une forme de zazen dans le mouvement. Il y a différents travaux dans le centre, qui sont réservés aux personnes qui ont la capacité de les faire. Certains peuvent désherber le jardin. D'autres éplucher les carottes. D'autres repeindre un mur, etc… Et tout ça, on essaye de le faire dans cet état d'esprit d'être un avec ce qu'on fait au moment où on le fait.

Voilà les activités principales d'une sesshin. C'est à dire Zazen, Kinhin, Samou et repas.

 
       
       
       
       
Le groupe est générateur d'énergie, et cette énergie permet de faire entre tous ce qu'on n'arrive pas à faire seul.  

Voix bouddhistes - Il y a également des moments d'enseignement ?

Taikan Jyoji - Les entretiens individuels bien sûr.

Voix bouddhistes - C'est uniquement individuel. Il n'y a pas d'enseignement en groupe ?

Taikan Jyoji - Oui, absolument. A un certain moment dans la journée, si je le juje important ou si effectivement j'ai quelque chose à dire, je peux faire une forme d'exhortation, on peut peut-être appeler ça comme ça, qui s'adresse à tout le monde.

Mais il ne s'agit pas de commencer à interpréter les textes et de les expliquer, les décortiquer pour qu'ils soient compris avec la tête. Une sesshin n'est pas un moment d'utilisation de l'intellect. Si on veut étudier le zen, à ce moment là on reste chez soi et on se procure des livres sur le sujet.

Voix bouddhistes - C'est recommandé, ou est-ce que ce n'est pas recommandé ?

Taikan Jyoji - Ca peut servir parfois d'encouragement à continuer dans sa pratique, mais ça ne permet en aucun cas d'améliorer sa réalisation intérieure.

Voix bouddhistes - Améliorer sa réalisation intérieure, ça n'est possible qu'à travers le contact direct avec le maître.

Taikan Jyoji - Ca n'est possible qu'avec le contact du groupe qui participe à une sesshin. Parce que le groupe est générateur d'énergie, et cette énergie permet de faire entre tous ce qu'on n'arrive pas à faire seul.

Voix bouddhistes - L'entretien avec le maître, c'est quelque chose qui dans le cadre d'une sesshin se fait systématiquement ?

Taikan Jyoji - Les entretiens individuels sont libres. C'est à dire que ceux qui pensent qu'ils ont quelque chose à exprimer, quelque chose à demander, quelque chose à débattre, se rendent aux entretiens individuels qui ont lieu à deux reprises dans la journée.

 
       
       
       
       

Trois lectures recommandées par Taikan Jyoji :

"Le zen dans l'art chvaleresque du tir à l'arc",

"Esprit zen, esprit neuf",

"Zen et zazen".

 

Voix bouddhistes - Pour ceux qui voudraient soit étudier, soit s'informer pratiquement sur les dates des sesshins, est-ce que vous avez soit des lectures, soit des adresses, soit des adresses de site internet, des adresses de centres, à communiquer ?

Taikan Jyoji - Les textes fondamentaux du zen sont encore assez rares en français pour l'instant.

Il y a un très très bon livre que je recommande volontiers qui s'appelle : " Le zen dans l'art chevaleresque du tir à l'arc ", d'Eugène Herrigel, qui ne donne aucune indication sur la technique du tir, mais sur l'esprit de la voie. Même si on ne pratique pas un art martial, même si on ne pratique pas le Kyudo, c'est un livre qui est très encourageant, très inspirant pour pratiquer le zen ou une discipline quelle qu'elle soit. Je recommande très volontiers ce livre, c'est peut-être le premier livre que je recommande avant les autres.

Ensuite, il y a un très bon livre de Shunryu Suzuki, qui s'appelle : " Esprit zen, esprit neuf. " C'est un très bon livre.

Et puis je suis quand même obligé aussi de citer un livre que j'ai écrit, qui s'appelle : " Zen et zazen ". Cest une méthode pour faire zazen quand on n'est pas encore prêt à s'engager dans une sesshin et qu'on voudrait faire les premiers balbutiements chez soi. Quand j'ai écrit ce livre il y a quelques années, je l'ai fait parce que j'ai remarqué qu'il n'existait aucun livre qui dise comment s'asseoir, et une fois qu'on est assis qu'est-ce qu'on fait. Et on met ses jambes comment. Il y a quand même quelques livres qui donnent des explications sur la posture, mais là je suis rentré très dans le détail dans la posture, et une fois qu'on a pris la posture, dans ce qu'on fait. Donc ça fait partie des livres que je recommande.

Il y a un autre livre qui s'appelle : " Les trois piliers du zen ", de Philippe Capelot, qui explique comment on fait zazen, mais c'est moins complet. Je ne dis pas qu'avec mon livre on y arrive, mais j'ai fait en sorte qu'on puisse déjà s'asseoir chez soi et puis faire zazen, sans avoir à s'inscrire à une sesshin.

Voix bouddhistes - Dans votre centre, vous éditez une brochure. Peut-on s'y abonner ?

Taikan Jyoji - Oui, je publie une petit revue annuelle qui s'appelle : " Revue de la falaise verte ". Pour s'abonner, il suffit d'écrire au Centre de la falaise verte, la Riaille, 07800 St Laurent du Pape, 04 75 85 10 39. C'est là qu'on peut également se renseigner pour connaître le programme des stages.

Il y a des activités toute l'année, principalement dans le centre.

J'ai également un site internet : http://perso.club-internet.fr/ilg/index.htm

 
       
       
       
(*) Interview réalisée par Jean Christophe pour l'Union Bouddhiste de France
 
 
 
 
Adresses de sites liés à l'émission de la semaine
     
     
Centre zen de la falaise verte

Centre zen de la falaise verte
perso.club-internet.fr/ilg/index.htm

"Outre la particularité de pratiquer face à l'espace vide de la salle, l'école Rinzai préconise une posture de zazen stable, droite, mais détendue et naturelle. C'est l'approfondissement progressif de la pratique par le travail sur le souffle et la concentration qui permet le déploiement d'une posture noble et sans rigidité. La présence de la nature, le silence et l'espace ample du Zendo, les sonorités sèches des claquoirs, ou cristallines de la clochette, qui ponctuent le début et la fin de chaque zazen, l'atmosphère recueillie et dense que génère la pratique collective, la géométrie nette des tatamis alignés sur deux rangées se faisant face, tous ces éléments sont constitutifs du zazen pratiqué au centre et contribuent à créer un contexte favorable à la maturation intérieure."
     
     
     

Centre de la falaise verte

La Riaille
07800 St Laurent du Pape
04 75 85 10 39

 
Zendo
     
     
     
     

Information sur les livres présentés lors de cette émission

Les ouvrages mentionnés peuvent être commandés en ligne, avec paiement sécurisé.
Il suffit d'activer le lien correspondant.

 
 

L'art de vivre au présent
Ouvrage collectif
Collection Espaces Libres - Albin Michel

 

 

Voici un recueil de témoignages sur notre conscience et notre présence au monde. Représentants des traditions spirituelles, psychothérapeutes et philosophes nous disent combien l'attention à l'être profond que nous sommes, et à l'existence qui se manifeste en nous et autour de nous, se révèle porteuse de sens. Il s'agit d'aimer et d'agir ici et maintenant plutôt que de ressasser le passé ou de se projeter sans cesse dans l'avenir.

Avec les contributions de Marc de Smedt, Éric Le Nouvel, Jacqueline Kelen, André Comte-Sponville, Marie de Hennezel, Jacques Donnars, Paule Salomon, Richard Moss, Maud Séjournant, Anne Fraisse, Sarah Serievic, Daniel Pons, A.D. Grad, Dalil Boubakeur, François Bousquet, jean-François et Liliane Vézin, Mgr Germain, Jean-Yves Leloup, Roland Rech, Sophie Pierron-Rigal, Bernard Rérolle.



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L'art de vivre au présent
 
 
 

L'art du koan zen
Taïkan Jyoji
Albin Michel

 

" Quel était votre visage avant la naissance de vos parents ? " Déconcertante, énigmatique, cette question fait partie des 1700 paradoxes ou kôans qui constituent la base du Zen Rinzaï. Instituée sous la dynastie chinoise des Song, la méditation des kôans fut mise en valeur dans l'enseignement du Ch'an pour apprendre aux étudiants à penser en dehors des schémas conceptuels. En suscitant le doute spirituel dans leur esprit, cette pratique libératrice leur permettait d'abandonner toute idée préconçue ou autre théorie dogmatique. Au-delà de leur apparente absurdité, les kôans relèvent d'un véritable art de vivre au quotidien, qui mène vers
de profondes expériences d'Éveil.

Fondateur du Centre de la Falaise Verte en Ardèche où il dispense un enseignement dans la droite lignée du Zen Rinzaï, le maître Taïkan Jyoji nous donne ici quelques variations et réflexions autour de kôans célèbres, et sur la pratique de la méditation assise sans laquelle ils ne sont que lettres mortes.



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L'art du koan zen
 
 
 

Itinéraire d'un maître zen venu d'Occident
Taïkan Jyoji
Calmann-Levy

 

Lorsque l'on me demande pourquoi je suis entré dans un des monastères les plus durs du Japon, je peux répondre de plusieurs façons : pour trouver un sens à la vie ou pour résoudre les questions fondamentales - qui suis-je ? d'où est-ce que je viens ? qu'est-ce que la mort ? mais en réalité le jour où je me suis trouvé en bas des escaliers de Shofuku-ji, je ne savais pas pourquoi j'étais là. C'était comme ça.

Maître Taïkan Jyoji - de son nom civil Georges Frey - a passé sept ans au monastère Shofuku-ji à Kobé. Il dirige actuellement le centre zen rinzai de la Falaise Verte en Ardèche. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur le zen.



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Itinéraire d'un maître zen venu d'Occident
 
 
 

Zen Rinzaï
Eido Shimano Roshi
Guy Trédaniel Editeur

 

Ce livre est un véritable point de départ au sens opératif. Le sans forme, sans âge, sans situation qui eut pour nom rinzai (lin-tsi) nous parle de cet instant qui est toujours "maintenant", en s'appelant temporairement Eido Shimano, d e que nous sommes défintivement : sans forme, sans âge, sans situation ; libres !

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Zen Rinzaï
 
 
 
© Union Bouddhiste de France 2001