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Annam - Huê l’éternelle

publié le lundi 1er mars 2010

Ici point de couleurs agressives, de décors tourmentés, de bruit. Tout est douceur, camaïeu, demi-teinte, sérénité. L’eau s’unit au ciel, la pierre aux plantes et aux racines, les nuages sont vapeur, les arbres soie, la lumière pourpre. C’est dans ce cadre que les empereurs d’Annam ont voulu vivre, puis dormir. Les architectes ont dû travailler. Et c’est avec le même souci de fidélité que Renaud Marchand a réglé son objectif, ou plutôt planté son chevalet d’aquarelliste.

Pour saisir l’impalpable. Peindre la quiétude, la vie atténuée, le silence religieux. D’autres n’ont vu là que palais, temples, remparts et miradors. Pourpres et ors. Et nécropoles champêtres. Lui a vu tout cela aussi, bien sûr, mais dans l’atmosphère surnaturelle qui a conduit les Nguyèn à choisir ces lieux. Pour la première fois donc, nous regardons Hué avec les yeux des artistes qui l’ont construite. Gracieuse, délicate, poétique. Perle sur son coussin de satin. Tandis que, d’un pas de promeneur, bras passé sous celui d’un guide inspiré, nous parcourons son histoire, de la première pierre posée au dernier empereur couronné. Avec son petit peuple fier et courageux et ses aristocrates à la culture raffinée. Un parcours dans l’éternel.

 

Informations complémentaires

Photographie Renaud Marchand