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Itinéraire d’un bouddhiste occidental

publié le samedi 6 mars 2010

Entretiens avec Dominique Lormier.

A l’heure où cinq millions de français se disent proches du bouddhisme, l’itinéraire de Jean-Pierre Schnetzler ne peut qu’attirer l’attention. Fort de son expérience professionnelle de médecin psychiatre, ainsi que de l’initiation reçue dans les trois grandes écoles (théravada, zen soto et tantrisme tibétain), les réponses qu’il donne sont claires et sans préjugés. Il parle facilement de sa jeunesse, de son métier et surtout de sa découverte du bouddhisme. Fondateur et président du centre d’études tibétaines de Montchardon (Karma Migyur Ling), il dissipe les malentendus les plus communs : le bouddhisme est-il une philosophie ou une religion, est-il athée, n’est-il pas une doctrine pessimiste qui prêche la passivité et l’anéantissement ?

Au sujet de la question controversée de la réincarnation, si mal comprise en Occident, il présente les dernières études scientifiques ; il les examine à la lumière des données traditionnelles pour une plus juste compréhension du devenir humain. Ayant œuvré durant dix-neuf ans au dialogue inter religieux, il écarte les pièges qui enchaînent certains dans le sectarisme, l’orgueil " spirituel " ou le syncrétisme.

Son regard lucide et réaliste sur le monde moderne n’exclut pas la rencontre de la science avec la spiritualité. Un témoignage capital pour notre époque que restituent ces conversations à bâtons rompus avec Dominique Lormier. Chercheur infatigable autant qu’ami de la rigueur, ce chantre du dialogue entre les humains de bonne volonté se révèle un être serein, compatissant et non dénué d’humour.

Dominique Lormier, directeur de collection, auteur d’une trentaine d’ouvrages (biographies, littérature, histoire et spiritualité) pratique le Zen Soto dans un dojo et a pris refuge au sein du bouddhisme tantrique tibétain (école Kagyupa), dont il suit l’initiation. Resté fidèle à sa foi chrétienne, il participe au dialogue inter religieux et pratique l’oraison du cœur apophatique dans la tradition de Saint Jean de la Croix et Sainte Thérèse d’Avila.