Peut-on parler de non-violence sans parler de la violence et de ses causes ? Les chemins de la non-violence existent. Ils sont liés aux grandes qualités humaines comme l’intelligence du cœur, la sagesse, la générosité, la patience, le discernement….

Les chemins de la non-violence existent. Ils sont liés aux grandes qualités humaines comme l’intelligence du cœur, la sagesse, la générosité, la patience, le discernement. L’enseignement du Bouddha vise à apaiser — et c’est là son seul but — les souffrances et surtout les causes de ces souffrances.

Mais peut-on parler de non-violence sans parler de la violence et de ses causes ? A l’origine de la violence se trouve un curieux cocktail d’émotions, comme celui qui suscite autant de réactions autour d’un morceau de tissu ou de papier que l’on place devant son visage pour protéger les autres et soi-même, comme cet autre cocktail qui nous fait réagir à l’indifférence manifeste aux fléaux de la faim dans le monde et des catastrophes environnementales, ou cet autre encore aux formes d’injustice que nous ressentons ici, là, maintenant. La colère, l’aversion, les crispations sur nos attachements peuvent-être constamment au rendez-vous. Ou pas.

Et c’est là toute la proposition de la non-violence, au-delà de sa dimension historique et politique : dévoiler notre ignorance des mécanismes organiques qui construise notre façon de voir le monde et nous donner les moyens de faire des choix véritables. Le chemin vers la liberté commence à partir de là où nous sommes et c’est en tournant notre regard vers l’intérieur que nous pouvons savoir ce qui est véritablement. C’est le sens de cette non-violence que nous avons choisie comme fil rouge de cette édition. Puisse-t-elle vous accompagner dans la lecture de notre magazine !

Vous n’êtes pas abonné ? Commandez ce tout nouveau numéro grâce à notre boutique en ligne : Site de Sagesses Bouddhistes - le Mag