Première traduction mondiale d’un recueil d’entretiens et de sermons de l’un des plus célèbres maîtres du Tch’an (zen) vers la fin de son âge d’or en Chine, à l’époque des Tang. Lin Tsi (prononciation japonaise : Rinzaï) disciple de Houang Po est le fondateur de la branche la plus radicale de l’école : celle qui devait mettre en pratique l’usage des koung-an (japonais : kôan). Cette école fleurit encore au Japon aujourd’hui où elle compte beaucoup de monastères.
Lin Tsi vécut sous la dynastie des T’ang, au IX siècle de notre ère. Natif de Nan-Houa, il mourut en 867 dans cette partie nord-est de la Chine, à peu près à mi chemin entre Pékin et Hankeou. Son enseignement qui lui valut de son vivant une célébrité nationale, nous est à ce jour connu par ces Entretiens compilés par un de ces disciples. Consignés dans la langue de l’époque, ils avaient résisté jusqu’ici à tout essai de traduction.

Traduit du chinois par Paul Demiéville