"Voix Bouddhistes" du 18 novembre 2001

Histoire de l’introduction du bouddhisme dans les pays du sud-est asiatique - Thaïlande, Laos, Cambodge, Sri Lanka, Birmanie et Sud-Vietnam

Invité : Odon Vallet

publié le dimanche 18 novembre 2001

L’émission de cette semaine ainsi que celle de la semaine prochaine sont consacrées à l’histoire de la propagation du bouddhisme respectivement au sud-est et au nord de l’Asie, avec pour invité Odon Vallet, Docteur en droit et en sciences des religions, écrivain et enseignant à la Sorbonne.

La diversité des formes que le bouddhisme a prises lors de ces migrations est le plus souvent présentée sur le plan doctrinal à travers ses deux principaux courants, le Hinayana et le Mahayana ("yana" signifiant "véhicule").

L’article du site de cette semaine est principalement consacré à l’ancien véhicule , avec un bref rappel du contexte de la naissance du bouddhisme en Inde, des principaux textes canoniques ainsi qu’en arrière plan une présentation simplifiée des différents véhicules.


Présentation de l’ancien véhicule (*)

Pratiquement disparu d’Inde, c’est principalement à travers ses migrations vers les pays d’Asie que le bouddhisme a survécu jusqu’à nos jours.

Le bouddhisme est né en Inde au VIè siècle avant J.-C, à une époque où la pratique de l’hindouisme tendait à être dominée par les formes extérieures du rituel, ce qui fait souvent apparaître le Bouddha aux yeux des hindouistes comme un réformateur (1), avatar de Vishnou.

En Inde, le bouddhisme s’est principalement développé sous l’impulsion initiale de l’empereur Asoka au IIIè siècle avant J.-C., pour y atteindre son apogée à partir du VIIIè siècle, avant de disparaître au XIIè siècle avec les invasions musulmanes.

C’est donc à travers les différentes migrations vers les pays d’Asie que le bouddhisme s’est principalement développé et a survécu jusqu’à nos jours. Il faut toutefois noter que "l’essence de la doctrine telle qu’elle s’exprime dans la Prajnaparamita et chez Nagarjuna a survécu dans l’Inde jusqu’à ce jour ; sous le nom de Vedanta, c’est encore la doctrine de l’hindouisme à son niveau le plus élevé" (2).

Les textes sanskrits n’ayant pas tous été préservés, le canon existe sous la forme de trois principales traductions : le canon pali, le canon chinois et le canon tibétain.

Pendant quatre siècles, la transmission du bouddhisme a été uniquement orale. Un grand nombre de textes sanskrits ont été conservés, mais ils n’ont pas été regroupés sous la forme d’une collection structurée et ne constituent donc pas un canon. Les canons proprement dits sont au nombre de trois.

* Le canon pali regroupe les écritures de l’école Theravada, la seule des 18 écoles du Hinayana qui existe encore aujourd’hui. Rédigé à la fin du Ier siècle avant J.-C., c’est lui qui a fait de la langue pali la langue de référence du Hinayana.

* Le canon chinois a été progressivement élaboré à partir de traductions entre le Ier et le XIIè siècle. Imprimé pour la première fois au Xè siècle, sa dernière édition est japonaise (Taisho Issaikyo, 1924-1929). De nombreux textes des écoles indiennes anciennes dont les originaux sanskrits ont disparu n’ont été préservés que dans le canon chinois, alors qu’ils ne figurent pas dans le canon pali.

* Le canon tibétain est composé de deux collections, le Kangyour et le Tengyour. Il regroupe les textes du Hinayana et du Mahayana, ainsi que les tantras spécifiques au Vajrayana (3) (à l’exception notable cependant de nombreux tantras du Dzogchen).

Le terme "Hinayana" présente une connotation péjorative et n’est pas accepté par les représentants du véhicule qu’il désigne.

Les termes de "véhicule fondamental"ou "ancien véhicule" sont plus appropriés.

Selon les différentes écoles, on distingue un nombre variable de "véhicules" ou "yana", "nom donné aux différents cheminements spirituels proposés par le Bouddha pour parvenir à l’Eveil. Un véhicule est ce qui permet de passer de l’état d’ignorance à la libération. C’est donc une voie ou plutôt un moyen de parcourir le chemin" (4).

Rappelons que le terme "Hinayana" présente une connotation péjorative et n’est donc pas accepté par les représentants du véhicule qu’il désigne. Littéralement, Hinayana signifie en effet "petit véhicule", par opposition au "grand véhicule" ou Mahayana, ainsi désigné parce qu’il met l’accent sur l’idéal du bodhisattva (renonciation à la libération définitive et immédiate pour prendre soin des êtres) considéré comme plus noble que celui de l’arhat (salut individuel). C’est la raison pour laquelle malgré la large utilisation qui est faite du terme Hinayana, les termes de "véhicule fondamental", qui souligne son rôle de fondement vis à vis des autres véhicules, ou encore "ancien véhicule", sont plus appropriés.

Contrairement à une idée reçue en Occident, l’idéal du bodhisattva fait partie intégrante du bouddhisme ancien.

Selon le Hinayana, les véhicules sont au nombre de trois : le Sravakayana ou véhicule des auditeurs, le Pratyekabuddhayana ou véhicule des bouddhas-par-soi et le Bodhisattvayana ou véhicule des bodhisattvas. Les deux premiers de ces véhicules correspondent à l’idéal de l’arhat. A la lumière de la reconnaissance de ces trois véhicules au sein du Hinayana, il est important toutefois de noter que contrairement à une idée répandue, l’idéal du bodhisattva fait partie intégrante du bouddhisme ancien (5).

Selon le Mahayana, ces trois véhicules sont également reconnus, mais l’accent est mis sur le Bodhisattvayana. La différence avec le Hinayana ne porte donc pas sur l’existence ou non de l’idéal de bodhisattva, mais sur l’importance qui lui est accordée, ainsi que sur d’autres points doctrinaux, parmi lesquels principalement la vacuité du soi et des phénomènes, la théorie des trois corps (6) d’un bouddha et le rejet des soutras du Mahayana (7) par le Hinayana.

Le Vajrayana, qui sera abordé avec le Mahayana lors de l’émission de la semaine prochaine, est né en Inde au VIIè siècle, puis s’est développé en Chine et au Japon (où il existe toujours à travers l’école Shingon), mais surtout au Tibet où malgré l’invasion chinoise, il est toujours présent bien que gravement menacé. Selon le Vajrayana, les véhicules sont classés en deux grandes catégories : les véhicules de la cause, ainsi dénommés parce qu’ils mettent l’accent sur la discipline, la méditation et la sagesse en tant que causes de l’éveil, et le véhicule du fruit, ainsi appelé parce qu’inversement il met l’accent sur la Nature de Bouddha déjà présente en chacun, qu’il s’agit de retrouver au terme d’une purification de l’ignorance et d’une transmutation des passions et non pas d’atteindre comme quelque chose de nouveau.

Historiquement, les rois, monarques et souverains ont joué un rôle fondamental au cours des migrations du bouddhisme en Asie du sud-est.

Seul courant survivant du Hinayana, le Theravada est souvent appelé "bouddhisme du sud". Il est présent de nos jours principalement en Thaïlande, au Laos, au Cambodge, au Sri Lanka, en Birmanie et au Sud-Vietnam.

Le strict respect des textes du canon pali joue un rôle fondamental dans le bouddhisme theravada, tous les autres textes étant considérés comme apocryphes.

Du point de vue de la pratique, l’accent est mis sur la pratique de la méditation, sous la forme de samatha (calme mental) et vipassana (vision pénétrante).

Historiquement, les rois, monarques et souverains ont joué un rôle fondamental au cours des migrations du bouddhisme en Asie du sud-est, comme en témoigne le bref résumé ci-dessous.

C’est l’empereur Asoka lui-même qui est à l’origine de l’introduction du bouddhisme au Sri Lanka. Les premiers monastères y furent construits au IIIè siècle avant J.-C. C’est là que fut rédigé le canon pali. Jusqu’au XIè siècle, le Mahayana et le Vajrayana furent également très présents. C’est au XIIè siècle que le Theravada y devint la religion dominante.

En Birmanie, le roi Anawratha se convertit au bouddhisme au XIè siècle. Les relations avec le Sri Lanka y ont toujours été importantes sur le plan religieux. Malgré la présence à certaines époques du Mahayana et du Vajrayana, c’est le Theravada qui est resté la religion dominante en Birmanie.

En Thaïlande, l’introduction du bouddhisme remonte au Vè ou au VIè siècle, à travers la Birmanie. Mais ce n’est qu’ave les rois Rama Kamheng au XIIIè siècle et Lu Thaï au XIVè siècle que le Theravada s’y est réellement imposé.

Au Cambodge, le Hinayana et le Mahayana sont apparus dès le Vè siècle, mais c’est le Mahayana qui domina au XIIè siècle grâce au roi Jayavarman. Le Theravada ne s’imposera qu’à partir du XIVè siècle avec le roi Indravarman III.

Au Laos le Mahayana est apparu en même temps que le Hinayana au XIVè siècle.La construction du temple de Luang Prabang y consacre la présence dominante du Theravada. Aux Etats-Unis, la pratique de la méditation Vipassana est très populaire, à tel point que certains n’hésitent pas à la comparer en popularité à la pratique du hatha-yoga en France.

En Occident le Theravada s’est principalement développé en Angleterre et aux Etats-Unis. Sur le plan anecdotique, il suffit de constater la prolifération de sites internet consacrés à la méditation Vipassana en langue anglaise, alors qu’ils sont très rares en langue française.

Aux Etats-Unis, la pratique de la méditation Vipassana est très populaire, à tel point que certains n’hésitent pas à la comparer en popularité à la pratique du hatha-yoga en France.

Ajahn Chah a joué un rôle fondamental dans cette diffusion de la méditation Vipassana en Occident, avec la communauté occidentale des moines de la forêt.

Tout récemment, l’actualité nous a appris la disparition en juillet de cette année d’Ananda Maitreya, à l’âge de 101 ans. Nombreux sont ceux qui se souviennent avec émotion de sa visite en France au début des années 80, à l’occasion de laquelle il avait montré son esprit d’ouverture en visitant notamment les centres de toute tradition bouddhique.

Pour l’anecdote et pour illustrer la grande diversité des formes du bouddhisme, je me souviens qu’à cette occasion, il avait répondu à une question d’un pratiquant du bouddhisme Vajrayana sur le yoga du rêve, qui joue un rôle très important dans certaines écoles du bouddhisme tibétain : "Le yoga du rêve, mais qu’est-ce que c’est ? Ca n’existe pas !" Ce qui n’a jamais empêché le Dalaï-Lama de témoigner de sa profonde estime pour Ananda Maitreya.

Notes :

(1) "J’ai vu, dit le Bouddha, l’Ancienne Voie, la Vieille Route prise par les Tout-Eveillés d’autrefois, et c’est le sentier que je suis". (Samyutta Nikaya, II, 106, puranam maggam purananjasam anugacchim, cité par Ananda Coomaraswamy, Hindouisme et Bouddhisme, Gallimard 1972, p. 70).

(2) Edward Conze, Le bouddhisme (Edition Payot, 1978, p. 76).

(3) Egalement appelé 3è Véhicule.

(4) Philippe Cornu, Dictionnaire encyclopédique du bouddhisme, Seuil 2001, p. 692.

(5) Voir notamment à ce sujet "Introduction au bouddhisme" de Jacques Martin, Cerf 1989, qui contient un développement important sur l’idéal du bodhisattva dans le bouddhisme ancien.

(6) Dharmakaya ou corps absolu, Sambhogakaya ou corps de jouissance, Nirmanakaya ou corps de manifestation. De nombreuses explications sur ces trois corps existent dans la littérature (voir par exemple Edward Conze précédemment cité, p. 197), et renvoient souvent à l’attention des Occidentaux à une analogie avec la trinité chrétienne (voir par exemple sur ce dernier point Sogyal Rinpoché, Le livre tibétain de la vie et de la mort, Editions de la Table Ronde 1993, p. 456).

(7) Ces deux points de divergence sont par ailleurs liés, puisque la justification philosophique de l’existence de soutras postérieurs à la mort du Bouddha repose sur la théorie des trois corps, les anciens soutras ayant été enseignés au niveau du Nirmanakaya et les nouveaux au niveau du Sambhogakaya. (*) Article rédigé par Jean Christophe pour l’Union Bouddhiste de France.


Livres présentés lors de cette émission :

La Philosophie du Bouddha

Môhan Wijayaratna

Editions : Lis Editions

ISBN : 2 912117 02 X

Dans cet ouvrage, l’auteur donne la traduction intégrale de dix textes du Corpus canonique et en même temps il discute longuement plusieurs points fondamentaux de la philosophie bouddhique, communs à toutes les écoles de cette religion. C’est la première fois que ces textes anciens sont traduits en français. L’auteur porte ainsi à la connaissance des lecteurs francophones les enseignements doctrinaux qu’ils contiennent et les témoignages qu’ils offrent avec tant de vie et de fraicheur. Le lecteur trouvera également dans ce livre un chapitre très intéressant qui donne des éclaircissements sur la renaissance et les karmas, sujets souvent mal compris en Occident.

Ce livre par son approche, son contenu et sa bibliographie, constitue un ouvrage de référence qui a sa place dans toutes les bibliothèques consacrées aux sciences humaines en général et au bouddhisme en particulier.

Môhan Wijayaratna , anthropologue et bouddhologue, docteur d’Etat ès Lettres est l’auteur de nombreux livres en français et en anglais. Pendant de nombreuses années, il a travaillé sous la direction du Professeur André Bareau (1921 - 1993) du Collège de France. Aujourd’hui, il est reconnu par les milieux universitaires, ainsi que par les communautés bouddhiques en Occident, comme l’un des grands spécialistes du bouddhisme ancien et moderne.

 

Nâgârjuna et la doctrine de la vacuité

Jean-Marc Vivenza

Editions : Editions Albin Michel

ISBN : 2226122273

Nâgârjuna, moine bouddhiste du IIè et IIIè siècle originaire d’Inde, est renommé pour être le fondateur de l’école philosophique dite - du Milieu -. Le rayonnement et l’immense influence de sa pensée lui permettent d’occuper aujourd’hui une place de premier ordre à l’intérieur du bouddhisme Mahâyâna, à tel point que le bouddhisme tibétain le considère comme l’un de ses maîtres, et que le Ch’an ainsi que le Zen le reconnaissent comme le quatorzième patriarche indien dans la succession des maîtres depuis le Bouddha.

Dans le Traité du Milieu (Mâdhyamaka kârikâ), son principal ouvrage, Nâgârjuna affirme que le principe de vacuité (sûnyatâvâda) fonde la réalité, c’est-à-dire qu’il en est la loi essentielle, intime. "Pensée du tréfonds de la non-pensée", selon la célèbre expression de maître Dôgen, la vacuité est une pratique concrète du non-attachement, une discipline effective de la mise à distance.

Rendre perceptible l’imperceptible vérité, comprendre que tout échappe à la compréhension, c’est là le sens réel de la Voie du Milieu, que Jean-Marc Vivenza, philosophe, explore avec talent.

 

Les Maîtres zen

Jacques Brosse

Editions : Bayard Editions

ISBN : 2-227-32503-8

Peut-on parvenir au détachement ? La délivrance est-elle possible ?

Depuis une quinzaine d’années, les Occidentaux se sont familiarisés avec le zen, cette forme très ancienne de méditation bouddhiste, qui s’est répandue au VIe siècle en Chine, puis, au VII siècle, au Japon. Le zen, école du bouddhisme Mahayana (du Grand Véhicule), est essentiellement une expérience personnelle fondée sur une pratique de l’assise silencieuse, le zazen, qui vise à prendre conscience de la vacuité universelle et du caractère illusoire du moi en vue d’atteindre la libération.

En retraçant la longue histoire des maîtres zen des origines à nos jours et en citant largement leurs textes (souvent dans des traductions originales), Jacques Brosse nous offre une excellente introduction à l’esprit du zen qui se répand fortement en France où l’on compte déjà plus de cent dojos (lieux où l’on pratique la méditation zen).

Grand prix de l’Académie française en 1987 pour l’ensemble de son œuvre, Jacques Brosse a écrit plus de vingt ouvrages dans les domaines les plus variés : histoire, essai, spiritualité. Moine zen, il enseigne cette discipline depuis plus de vingt ans.

 

Le Pays d’où tu viens

Michelle Pascale

Editions : Compostelle Editions de

ISBN : 2907449052

Il est venu de nulle part, ce jeune homme étrange vêtu de blanc, et ne parlant aucune langue connue...

De quel message, de quel secret est-il le porteur ? Et le sait-il lui-même ?

Son apparition, aussi soudaine qu’inexpliquée, viendra semer l’émoi dans un petit village de montagne isolé du monde et du temps - où se disputeront la générosité et la violence, la sympathie et l’incompréhension... et s’affronteront des personnages aux motivations variées, de l’altruisme à la méfiance, de la compassion à la peur, de l’ "intuition" à la "raison"... Autant de comportements et de caractères humains qui sont, eux, de tous temps, et donc du nôtre...

Ces personnages, aussi attachants que typés, seront entraînés dans un tourbillon d’événements dont personne ne semble avoir la maîtrise mais où le dernier mot reviendra pourtant à une certaine forme de connaissance et de sagesse.

Ce récit - à la fois vivant et intense - pourrait être le roman psychologique de l’ "étrangeté" et de l’ "altérité"... Mais c’est surtout un conte où chaque lecteur pourra puiser dans la dimension qui lui convient : fantastique, allégorique, symbolique, et même initiatique pour qui sait "percevoir" entre les lignes.

 

 

Informations complémentaires

Adresses de sites liés à l’émission de la semaine :

- Bouddhisme d’Asie du sud-est

http://www.ephe.sorbonne.fr/2001/01...

Programme des conférences 2001-2002 de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes à la Sorbonne sur le bouddhisme d’Asie du sud-est.

- Bouddhisme d’Asie du sud-est

http://ecole.wanadoo.fr/bouddhisme....

Projet de recherche sur les documents du bouddhisme dans les langues locales d’Asie du Sud-Est (Cambodge, Thaïlande, Laos, Birmanie, Chine du Sud).


- Ecole française d’Extrême-Orient

http://www.efeo.fr/

"L’EFEO est un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel sous tutelle des ministères de l’Éducation nationale et de la Recherche. L’EFEO a pour mission la recherche et la formation à la recherche, notamment par le travail sur le terrain dans toutes les disciplines qui se rapportent aux civilisations de l’Asie, principalement de la Chine, du Japon, de la Haute-Asie, de l’Asie du Sud-Est et de la péninsule indienne.

L’École regroupe actuellement une quarantaine de chercheurs orientalistes (anthropologues, archéologues, architectes, historiens, historiens de l’art, linguistes, philologues et spécialistes d’épigraphie). Par tradition, l’EFEO est attachée à l’étude des sources (archéologiques, écrites ou orales) et exige de ses chercheurs la connaissance des langues vernaculaires écrites ou parlées.

Les chercheurs de l’EFEO travaillent dans les centres à l’étranger dans le cadre d’accords de coopération avec les institutions locales (ministères, universités, centres de recherche) et participent à des formations de jeunes chercheurs dans les pays concernés et d’échanges avec les universitaires et les spécialistes du champ. L’EFEO organise des rencontres internationales entre chercheurs et participe à l’organisation de colloques et de séminaires de travail dans les domaines qui relèvent de sa spécialité.

Enfin, elle publie des travaux de recherche de ses membres et peut aider, le cas échéant, à la publication des travaux universitaires."

- Buddhayana Quarterly

http://www.buddhayana.nl/bq-oct1998.html

On trouvera sur cette page un hommage à Ananda Maitreya.

"Since its establishment in 1978, Buddhayana Centre has grown into a prominent Buddhist organisation, which has as its objectives :

* The encouragement, promotion and supervision of the practice and study of the Teachings of the Buddha, as subscribed to by the Theravada School ;

* The support of the Sangha staying in its monasteries ;

* To offer a meeting place for Buddhists and sympathisers."

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