Voix bouddhistes du 5 Novembre 2000

La grande paix naturelle de l’esprit

Invité : Sogyal Rinpoche

publié le dimanche 5 novembre 2000, par MSB

Le 8 octobre dernier, Voix Bouddhistes nous a présenté le centre de retraite de Lerab Ling, fondé par Sogyal Rinpoche près de Lodève, dans le Languedoc Roussillon. Cette émission y avait été tournée lors de la toute récente visite de Sa Sainteté le XIVème Dalaï-Lama à Lerab Ling. A cette occasion, nous avons pu mesurer tout le travail accompli par Sogyal Rinpoche et les centres Rigpa depuis 25 ans pour transmettre l’essence des enseignements du Bouddha.

L’approche suivie par Sogyal Rinpoche est celle de la tradition Nyingmapa du bouddhisme tibétain, et plus précisément du Dzogchen, tradition dont il est l’un des plus éminents représentants. Mais ce qui est unique dans le style de ses enseignements, c’est sa capacité à en faciliter l’accès, en prenant soigneusement en compte les particularités de l’occident et dans un esprit de complète ouverture envers ses traditions et autres voies d’accès à la connaissance - notamment scientifique et psychologique.

Dans cette émission du 5 novembre, Sogyal Rinpoche nous mène directement au coeur de ces enseignements, en nous présentant des instructions à la fois très simples et extrêmement profondes sur la pratique de la méditation. Tâche difficile dans le temps d’antenne imparti ! Et pourtant, c’est bien de cette "grande paix naturelle de l’esprit" qu’il parvient à nous donner un avant goût dans ces quelques minutes.

Pour ceux qui voudraient approfondir, signalons l’article paru dans le numéro spécial de la revue de Rigpa publiée à l’occasion de la visite de Sa Sainteté le Dalaï-Lama (cf. ci-dessous), intitulé "La grande paix naturelle". Les lignes qui suivent en constituent le préambule. Nous remercions le centre Rigpa d’avoir autorisé l’Union Bouddhiste de France à mettre le texte complet de cet enseignement (© Rigpa 2000) à la disposition des lecteurs sur son site, et nous souhaitons qu’il puisse éclairer chacun dans sa pratique.

"L’esprit est la racine de toute chose, le responsable de la souffrance et du bonheur. Dans les enseignements tibétains, on appelle l’esprit ’le roi qui est à l’origine de toute chose’ - kun jé gyalpo - le principe universel qui ordonne tout. Comme l’a dit le grand maître Padmasambhava : ’Ne cherchez pas à trancher la racine des phénomènes, cherchez plutôt à trancher la racine de l’esprit.’ C’est pourquoi ces paroles du Bouddha m’inspirent tant : ’Nous sommes ce que nous pensons, et tout ce que nous sommes s’élève de nos pensées. Avec nos pensés nous créons le monde. Parlez et agissez avec un esprit pur et le bonheur s’en suivra.’ [...] Tout l’enseignement du Bouddha vise à dompter cet esprit qui est le nôtre et à préserver un cœur et un esprit purs.

Cela commence par la pratique de la méditation."


Sogyal Rinpoche qui nous accueille aujourd’hui va aborder différents points fondamentaux, à la fois de la pratique et du bouddhisme tibétain, le vajrayana. Des points qui nous concernent tous puisqu’il sera question en effet de paix et de sérénité. Cette paix est nommée dans les enseignements "La grande paix naturelle de l’esprit".

Comment l’obtenir et surtout l’intégrer, faire en sorte qu’elle devienne naturelle et spontanée.

VB - Vous êtes né au Tibet et dès l’âge de six mois, vous avez été reconnu comme la réincarnation d’un grand Mâitre tibétain et élevé en tant que "tulku". En 1981, vous avez fondé le Centre Rigpa à Paris et depuis dix ans environ ce centre où nous nous trouvons, Lerab Ling.

Comment définir ce que l’on nomme paix dans les enseignements, est-ce un état profond, permanent, stable et qui ne dépend pas des conditions extérieures ?

Sogyal Rinpoche - Il y a de nombreux niveaux de paix dans notre vie, par exemple quand nous sommes dans un bel environnement, dans un lieu tranquille, nous pouvons faire l’expérience de cette paix. Mais la paix profonde, "la grande paix naturelle" dont parlent les enseignements, est directement reliée à l’éveil de notre véritable nature.

Au moment de son Eveil, le Bouddha a déclaré : "Profonde paix, libre de complexité, simplicité naturelle, luminosité non composée". Certains grands maîtres comme Dudjom Rinpoche et Dilgo Khyentse Rinpoche rayonnent de cette paix qui vient de la réalisation de la nature essentielle de leur esprit. Et cette paix est en chacun de nous. Le Bouddha a dit : "Qui que nous soyons, nous avons cette nature de Bouddha en tant que notre essence la plus fondamentale". Cependant elle est temporairement obscurcie et c’est par la pratique de la contemplation que nous pourrons graduellement et lentement diluer ces obscurcissements et dévoiler ainsi notre nature véritable.

VB - Afin de dévoiler notre nature véritable, vous vous appuyez également sur une autre phrase du Bouddha lorsque vous enseignez. Celle-ci commence par : "Ne commettre aucune action négative" et se conclut par : "Ceci est l’enseignement de tous les Bouddhas". Pouvez-vous développer cette phrase, Rinpoche ? Nous reprendrons ensuite chacun des éléments qu’elle contient.

Sogyal Rinpoche - Je voudrais simplement ajouter un point à ce que j’ai dit précédemment. Il y a la paix temporaire et il y a la paix profonde et immuable. La paix temporaire c’est celle dont nous faisons l’expérience lorsque nous arrivons dans un environnement naturel, par exemple. Mais la paix profonde et immuable, c’est celle que nous pouvons obtenir par l’entraînement de l’esprit, quand à travers elle nous arrivons à l’éveil de notre nature véritable.

L’enseignement du Bouddha est vaste et profond. Du point de vue de son aspect vaste, la seule parole du Bouddha contient 100 volumes et les commentaires des grands maîtres indiens font plus de 200 volumes. Sans parler des commentaires des grands maître tibétains. Mais en même temps l’enseignement du Bouddha peut être synthétisé, on peut en donner l’essentiel. Dilgo Khyentse Rinpoche disait : "Il y a l’approche vaste des pandits et l’approche profonde des yogis. Mais quand on a demandé au Bouddha de donner l’essentiel de son enseignement, il a dit : Ne commettez aucune action négative. Cultivez un trésor de vertus. Domptez cet esprit qui est le nôtre. Ceci est l’enseignement du Bouddha".

Le premier point est lié à "abandonner le mal". C’est abandonner les actions négatives ou malsaines, liées aux émotions négatives, qui sont la cause de toute la souffrance pour nous-mêmes et pour le monde.

La deuxième phrase est plutôt liée à l’adoption des actions positives qui seront la cause du bonheur pour nous-mêmes et pour le monde.

Ces deux premières phrases forment tout simplement le fondement de l’éthique bouddhiste. Car quand vous faites du mal, vous ne faites pas seulement du mal aux autres, mais bien plus à vous-même. Et quand vous aidez les autres, c’est vous-même que vous aidez également.

Finalement, la troisième phrase : "Domptez cet esprit qui est le nôtre". Beaucoup de maîtres disent que c’est la plus importante et qu’elle capte l’essence de l’enseignement. Car comme l’a dit le Bouddha : "Nous sommes ce que nous pensons. Tout ce que nous pensons s’élève de nos pensées. Avec nos pensées, nous créons le monde. Parlez et agissez avec un esprit pur et le bonheur s’ensuivra. Parlez et agissez avec un esprit impur et la souffrance s’ensuivra".

Puisque l’esprit est le principe universel qui ordonne tout, qui est-ce qui aide en fait ? C’est l’esprit. Qui est-ce qui fait du mal en fait ? C’est l’esprit. C’est l’esprit qui est aux commandes de tout. Donc, si vous entraînez l’esprit, naturellement le corps et la parole deviendront eux-mêmes sains.

VB - Une précision Rinpoche, comment définir l’esprit dans le bouddhisme de manière à comprendre pourquoi il faut le dompter, le maîtriser, l’entraîner ?

Sogyal Rinpoche - Le bouddhisme a en fait un vocabulaire très riche pour définir l’esprit. Il y a tout d’abord l’esprit ordinaire, confus, superficiel, celui semblable aux nuages et qui est le siège de la turbulence des pensées, des émotions. Et au delà, en-dessous, il y la nature de l’esprit semblable au ciel et immuable.

Par la méditation on peut dissiper cette couche de pensées et d’émotions semblables aux nuages pour dévoiler le clair ciel de la nature de l’esprit. Et par la pratique de la contemplation, d’entraînement de l’esprit, on peut éliminer progressivement les habitudes. Comme vous le savez les habitudes sont très fortes et elles ne pourront donc être éliminées que par un entraînement continuel. Par leur élimination, on arrive à la paix de l’esprit véritable. eml y a ces deux termes en tibétain pour décrire l’esprit. Le premier est Sem qui désigne l’esprit ordinaire, confus. Et le deuxième est Rigpa, qui désigne notre nature profonde et pure qui est au-delà.

VB - Est-ce que l’esprit qui nous fait souffrir, qui provoque toutes ces souffrances, toutes nos pensées, nos malheurs, est-ce que cet esprit est le même que celui qui provoque la paix véritable ?

Sogyal Rinpoche - L’esprit est comme un cristal. Si vous mettez sous le cristal un tissu de couleur verte, il devient vert, et si vous mettez du jaune, il devient jaune. En fait, l’esprit, quelque soit la chose à laquelle il est occupé, devient cette chose. Mais l’esprit en lui-même est clair, spacieux, vide.

Le Bouddha a dit : "Nous sommes ce que nous pensons", donc l’esprit est en fait tout ce dont nous lui permettons de s’occuper. A cause du conditionnement malheureusement, l’esprit est infesté d’émotions négatives. Il en résulte la souffrance, mais la nature de l’esprit en elle-même ne change jamais.

Un très bon exemple est celui du projecteur de cinéma. Tous les organes des sens, le fonctionnement des sens, sont comparés au mécanisme du projecteur. L’écran représente les phénomènes. Et les plans qui se succèdent, qui donnent l’illusion d’une continuité, sont semblables au sol vacillant de l’esprit. Mais en fait pour que le cinéma se produise, il y a l’ampoule. Sans ampoule, pas de cinéma. La lumière de l’ampoule est utilisée pour le cinéma mais elle-même n’est jamais impliquée dans le cinéma. Elle reste toujours pure. De même la nature de l’esprit n’est jamais souillée.

C’est comme le miroir également : le miroir reflète toute sorte de choses mais il est toujours pur et immaculé quoi qu’il reflète. En même temps les reflets semblent apparaître, et de la même façon, tout ce qui occupe l’esprit apparaît. C’est donc le même esprit qui peut être souillé et confus à un certain moment. Mais quand on purifie et qu’on élimine cette confusion et ces obscurcissements, c’est "l’esprit immuable de claire lumière".

VB - Pouvez-vous expliquer les grands principes de la méditation qui peuvent aider à la fois les bouddhistes et les non bouddhistes, puisque cette émission s’adresse à un large public ?

Sogyal Rinpoche - En fait, ce principe de méditation que l’on trouve dans le bouddhisme peut être utilisé par tout le monde.

La première pratique sur le chemin bouddhiste de la méditation est appelée shamata, en tibétain shine, qui veut dire le repos calme, la méditation de la tranquillité. Nous commençons donc par une pratique de l’attention. Cette pratique de shamata peut être avec objet ou support, ou sans objet. Parfois, nous utilisons l’image du Bouddha comme objet ou bien comme nous le trouvons dans toutes les écoles du bouddhisme, très légèrement et attentivement, nous observons la respiration. Mais ici, il est important de ne pas se fixer, il est dit que vous devriez être attentif, conscient mais en même temps très spacieux, très détendu, pour ne rien imposer à l’esprit. Initialement bien sûr on peut être conscient de soi, pensant que quand on respire, il y a la respiration, celui qui respire et l’acte de respirer qui sont trois choses séparées. Mais quand progressivement nous perfectionnons la pratique et que notre esprit se dépose, et bien le souffle, la respiration et l’acte de respirer deviennent finalement un et c’est comme si vous étiez devenu la respiration.

VB - Autre problème important, notamment en France, où nous avons le triste record du taux de suicide en Europe. Souvent les maîtres tibétains ne comprennent pas que l’on puisse en arriver à une telle extrémité, ne serait-ce que penser à faire cet acte, cette action. La méditation est-elle un moyen pour aider les gens qui se trouvent dans ce contexte, à dépasser les problèmes et à comprendre comment ils fonctionnent ?

Sogyal Rinpoche - Certes la méditation peut aider mais ce dont nous avons besoin c’est surtout d’une éducation spirituelle qui nous informe, qui nous montre qui nous sommes. Dans les enseignements on parle des trois outils de sagesse. La sagesse de l’écoute et de l’entente, la sagesse de la réflexion et de la contemplation, et la sagesse de l’application et de la méditation. Par ces trois outils de sagesse, graduellement, nous pouvons découvrir qui nous sommes vraiment et cela nous donne le sens et le but de la vie… et quand nous découvrons cela, même si de grosses difficultés se présentent, nous n’abandonnerons pas si facilement, car nous voyons le but que nous pouvons accomplir et nous réalisons que la dépression par exemple n’est que temporaire. Par contre quand les gens n’ont pas cette perspective et ne savent pas, et bien ils peuvent quand ils souffrent beaucoup vouloir mettre un terme à la souffrance immédiatement, ce qui n’est pas nécessairement la solution.

VB - Rinpoche, vous parliez tout à l’heure de l’instant présent, vivre de manière juste dans l’instant présent.

Sogyal Rinpoche - Bien sûr, il est important d’être dans le présent, d’être dans la vie, d’être en prise avec la réalité. Mais il y a un danger ici, c’est que parfois on peut être comme dans un cocon dans le présent et complètement inconscient du passé et du futur. A ce moment là on ne respecte pas les lois de la cause et des effets des actions. Pourtant le Bouddha l’a dit : "Ce que nous sommes c’est ce que nous avons été et c’est ce que nous serons". D’où l’importance de l’attention à ce que nous faisons maintenant, de la conscience, d’une vie plus attentive. C’est par la méditation qu’on peut les développer. On peut transformer notre vie afin d’être attentif et conscient et à ce moment là, cela sera véritablement ce dont il s’agit quand on parle de "vivre dans le présent".

VB - En conclusion, comme il est souvent difficile pour un grand public de se souvenir de tous les points, pouvez-vous récapituler les points importants pour parvenir à cette paix, cette grande paix naturelle ?

Sogyal Rinpoche - Il y a une parole de l’un de mes maîtres, un poème qui dit :

"Demeurez dans la grande paix naturelle, cet esprit épuisé, battu sans répit par le karma et la pensée névrotique, semblables à la fureur implacable des vagues qui déferlent dans l’océan infini du samsara, Demeurez dans la grande paix naturelle"…

Je trouve ce poème plein d’espérance. De même que l’eau non agitée devient claire, de la même façon l’esprit inaltéré, non manipulé et laissé dans son état naturel, trouve sa paix et son bien-être.

© Union Bouddhiste de France 2000


Livres présentés lors de cette émission :

Dzogchen - "L’Essence du coeur de la Grande Perfection"

Sa Sainteté le 14ème Dalaï-Lama Tenzin Gyatso

Editions : The Tertön Sogyal Trust Editions

Dans cet ouvrage sont rassemblés plusieurs enseignements historiques de Sa Sainteté le Dalaï-Lama. Ce livre traite du Dzogchen, l’essence du cœur de l’ancienne tradition Nyingma du bouddhisme tibétain. A Paris, à Londres, à Helsinki et à San José en Californie, Sa Sainteté explore de façon passionnante les enseignements du Dzogchen, déployant ardeur, sagesse et compassion.

Rendant hommage au caractère exceptionnel du Dzogchen, Sa Sainteté le situe dans le cadre plus vaste de l’ensemble du bouddhisme tibétain. Il explique l’essence de la pratique du Dzogchen, en soulignant les points de rapprochement et de divergence avec les traditions du Yogatantra Supérieur et aborde des questions telles que : Pourquoi le Dzogchen est-il appelé le "pinacle de tous les véhicules" ? Comment reconnaître ses caractéristiques spécifiques ? Quels sont les principes essentiels des autres voies du bouddhisme que doit connaître un pratiquant du Dzogchen ? Il cite les grands maîtres du passé : Longchenpa et son Trésor du dharmadhatu, Patrül Rimpoché et Frapper au cœur de l’essence en trois mots, et son maître Dzogchen favori, Dodrouptchen Jikmé Tenpé Nyima. Un livre d’un richesse rare qui offre un témoignage remarquable du savoir, de la vision profonde et des multiples talents de Sa Sainteté.

Tendzin Gyatso, le quatorzième Dalaï-Lama, est le chef du peuple tibétain et de la tradition bouddhiste du Tibet. Né en 1935 en Amdo, il s’exila en Inde en 1959. Le Dalaï-Lama est un maître et un érudit bouddhiste remarquable, versé dans les enseignements de toutes les écoles du bouddhisme tibétain. Il est aussi devenu un chef spirituel à l’échelle mondiale. Son enseignement pour la non-violence a été honoré par le prix Nobel de la Paix, et son message de responsabilité universelle et individuelle lui vaut une réputation mondiale et l’admiration de tous.

"Par sa connaissance, son érudition et son expérience, Sa Sainteté donne à son explication du Dzogchen, une perspective et une ampleur exceptionnelles... Recevoir de tels enseignements de Sa Sainteté, c’est selon moi, quelque chose de tout à fait extraordinaire."

Sogyal Rinpoché, extrait de l’avant-propos

Livre actuellement non-disponible en librairie.

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Zam France

1, rue de Soulondre

34700 Lodève

Tél. 04 67 88 91 00 - Fax 04 67 88 46 31

E-mail : zamfrance.boutique@free.fr

En magasin à Paris :

Terres des Bouddhas

14 rue Guisarde

75006 Paris (M° St Sulpice)

Tél. 01 40 51 00 29 - Fax 01 40 51 78 37

 

Le Livre tibétain de la vie et de la mort

Sogyal Rimpoché

Editions : Le Livre de Poche Editions

ISBN : 978 2 253 06771 9

Dans cet ouvrage, Sogyal Rinpoché concilie l’ancienne sagesse du Tibet et la recherche contemporaine sur la mort et les mourants, sur la nature de l’esprit et de l’univers.

Le Livre Tibétain de la Vie et de la Mort clarifie pour la première fois, la vision complète de la vie et de la mort telle que nous l’offre la tradition tibétaine. L’auteur explique notamment les "bardos", ces états de conscience après la mort qui ont tant fasciné et fait s’interroger artistes, psychologues, scientifiques, médecins et philosophes occidentaux depuis la publication, en 1927, du Bardo Thödol (Le livre des morts tibétains).

Sogyal Rinpoché montre que dans la mort comme dans la vie, l’espoir existe et qu’il est possible à chacun de nous de transcender sa peur et son refus pour découvrir ce qui, en nous, survit et ne change pas. Il propose des "pratiques" simples mais puissantes que chacun, quelle que soit sa religion ou sa culture, peut accomplir afin de transformer sa vie, se préparer à la mort et aider les mourants.

Ce livre présente également une introduction lucide et complète à la pratique de la méditation, ainsi qu’aux notions de renaissance et de karma.

A ceux qui accompagnent les mourants, l’auteur indique comment les assister avec amour et compassion et comment leur apporter l’aide spirituelle à laquelle tout être humain a droit. A ceux qui travaillent en milieu hospitalier, médecins ou personnel soignant, il donne des conseils qui enrichiront leur expérience. L’auteur nous fait partager sa vision personnelle de l’expérience de proximité de la mort (NDE), selon la perspective tibétaine.

Le Livre Tibétain de la Vie et de la Mort n’est pas seulement un chef-d’œuvre spirituel, c’est aussi un manuel, un guide, un ouvrage de référence et une source d’inspiration sacrée.


Livre de Poche N° 30024

Existe également aux Editions de la Table Ronde / ISBN 2 7103 0593 3

 

Revue internationale de Rigpa, septembre 2000 - N° 2

Editions : The Tertön Sogyal Trust Editions

"Cette édition spéciale du journal de Rigpa est dédiée à la célébration de la venue de Sa Sainteté le Dalaï-Lama dans la région du Golfe du Lion, dans le sud de la France, et dans le centre de retraite de Rigpa à Lerab Ling.

La première partie de ce magazine est entièrement consacrée à un hommage à Sa Sainteté, avec entre autres témoignages ceux de Kyabjé Trulshik Rinpoché, l’un des maîtres les plus éminents de la tradition Nyingma, Francisco Varela, chercheur en neuro-sciences, le père Laurence Freeman qui explore avec Sa Sainteté les points communs entre christianisme et bouddhisme, le Dr. Kapila Vatsyayan qui a souvent rencontré Sa Sainteté quand elle travaillait pour le gouvernement indien, Sulak Sivaraksa, activiste thaïlandais, le rabbin Irving Greenberg témoin de sa rencontre historique avec les érudits et rabbins juifs à Dharamsala, Robert Thurman ami de Sa Sainteté et auteur notamment de La révolution intérieure, la recherche du véritable bonheur, le scénariste et écrivain Jean-Claude Carrière, et David Howarth auteur de l’autobiographie Mon pays et mon peuple.

Cet hommage se conclue par une prière de longue vie dédiée à Sa Sainteté, composée par Jamyang Khyentsé Chökyi Lodrö, connu comme le maître des maîtres et qui éleva Sogyal Rinpoché comme son fils.

Puis pour marquer le 25ème anniversaire de Rigpa, cette édition spéciale se poursuit par le résumé des instants les plus marquants de l’histoire de Rigpa sur ce quart de siècle. Cette seconde partie comprend notamment deux des enseignements les plus récents de Sogyal Rinpoché : son discours à la conférence des enseignants bouddhistes en occident cet été, et un enseignement donné lors de la dernière retraite d’hiver en Allemagne, intitulé La Grande Paix Naturelle."

Revue actuellement non-disponible en librairie.

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Zam France 1, rue de Soulondre 34700 Lodève Tél. : 04 67 88 91 00 - Fax : 04 67 88 46 31 E-mail : zamfrance.boutique@free.fr

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Terres des Bouddhas 14 rue Guisarde 75006 Paris (M° St Sulpice) Tél. : 01 40 51 00 29 - Fax : 01 40 51 78 37

 

Les Etapes de la méditation

Sa Sainteté le 14ème Dalaï-Lama Tenzin Gyatso

Editions : Guy Trédaniel Editions

ISBN : 2844457800

"Dans ce livre le Dalaï-Lama nous offre un commentaire brillant et précis de l’un des plus importants manuels de méditation utilisés au Tibet. Le Bhâvanâkrama, "Les étapes de la méditation", rédigé par le maître indien Kamalashila lors de son séjour au Pays des Neiges au début du IX siècle. Comme son nom l’indique cet ouvrage nous dévoile l’ensemble des étapes de la pratique de la méditation qui mène vers la libération et l’éveil ultime.

Après avoir insisté sur le développement de la compassion qui est l’attitude fondamentale de tout pratiquant authentique, il décrit avec précision les causes et la nature des souffrances que nous endurons avant d’en exposer les remèdes. La méditation du calme mental, étape indispensable à la maitrise de cet esprit turbulent, sur lequel nous n’avons aucun contrôle, suivie de la méditation de la vision supérieure, qui permet de développer clarté et sagesse. Il insiste pour terminer sur la nécessité d’unir moyens habiles et sagesse pour atteindre le but ultime de l’Eveil.

L’ouvrage qui présente le texte racine du second livre du Bhâvanâkrama accompagné des commentaires éclairés de Sa Sainteté, fait partie de ces quelques livres indispensables à l’étude et à la mise en pratique du bouddhisme dans une époque où plus qu’en tout autre, l’homme souffre d’un manque de repères et de contact intime avec son propre esprit - la clé fondamentale de son bonheur et de l’harmonie dans la société moderne. "

 

Ouvrir l’oeil de la nouvelle conscience

Sa Sainteté le 14ème Dalaï-Lama Tenzin Gyatso

Editions : Le Courrier du livre Editions

ISBN : 2702904122

Ecrit quatre années après sa fuite du Tibet, Ouvrir l’œil de la Nouvelle Conscience est le premier ouvrage doctrinal du Dalaï-Lama. Conçu à l’origine pour les laïcs tibétains, les occidentaux et "ceux qui n’ont pas le loisir d’étudier les grands textes", ce livre est la synthèse, faite par le Dalaï-Lama, des doctrines et pratiques bouddhistes, telles qu’elles ont prévalu au Tibet pendant un millénaire. C’est l’œuvre d’un érudit, d’une sagesse supérieure.

Une nouvelle introduction du professeur Donald S.Lopez .Jr. nous éclaire sur le contexte historique et philosophique du livre de Sa Sainteté. "Nulle part dans ses ouvrages ultérieurs, on ne peut trouver un exposé plus clair et plus concis de l’essence de la pensée bouddhiste… toutes les nombreuses publications de Sa Sainteté sont, en un certain sens, des commentaires sur ce premier livre".

Sa Sainteté le Dalaï-Lama est le leader spirituel et temporel du peuple tibétain. Il voyage dans le monde entier pour engager un dialogue sur la religion, l’éthique, la science et la politique, afin de plaider pour une révolution pacifique du problème de l’occupation de sa patrie par les chinois. Lauréat du Prix Nobel de la Paix en 1989, il vit maintenant en exil à Dharamsala, bénéficiant de la généreuse hospitalité du peuple indien. Donald Lopez, Président du Département des langues et cultures asiatiques de l’Université du Michigan est l’auteur de nombreux livres sur le bouddhisme et le Tibet.

 

Tantra de Kalachakra - Le livre du corps subtil accompagné de son grand commentaire "La Lumière immaculée"

Kalkin de Shambhala

Editions : Desclée de Brouwer

ISBN : 222004811X

Détenteur de la lignée de Kâlachakra, le Dalaï-Lama donne chaque année dans le monde l’initiation de Kâlachakra à des milliers de personnes. Si le rituel de l’initiation tend à être mieux connu, les aspects philosophiques et les bases spirituelles de cette tradition restent encore ignorées. Car Le Tantra de Kâlachakra n’a jamais fait l’objet d’une traduction à partir du sanscrit, dans aucune langue occidentale.

Le mérite de ce livre est de présenter pour la première fois en Occident, la traduction du Kâlachakra dit "interne", qui décrit l’anatomie du corps subtil, sa formation et son évolution, de l’instant de la conception à celui de la mort. Kâlachakra signifie "roue du temps", le Tantra de la Roue du temps décrit les chakras du corps subtil comme des roues du temps incarnées, corrélées à ces roues du temps célestes que sont les planètes et les étoiles. Car la même énergie qui nous fait respirer fait se déplacer les astres. De sorte que l’anatomie subtile se double d’une astrologie subtile, les mouvements des corps célestes étant comptés en nombre de respirations humaines précises au quart d’un souffle près. Le Tantra de Kâlachakra est un texte fondamental du bouddhisme, représentatif de cette tradition religieuse que le Dalaï-Lama considère comme une "science de l’esprit".

La traduction de ce texte nous révèle des modèles de fonctionnement de la pensée inédits, définissant un nouveau rapport de l’être humain au monde : notre cœur bat au rythme de l’univers. Ce tantra fut transmis par le Bouddha au souverain de la terre pure de Shambhala pour nous libérer de la souffrance-ignorance en nous enseignant que le "précieux" corps humain est la voie de la délivrance. L’Eveil est à portée de nos souffles.

Sofia Stril-Rever, diplômée d’études indiennes a reçu un enseignement traditionnel auprès de pandits indiens et de maîtres spirituels tibétains, ce qui lui permet de traduire du sanscrit des textes fondamentaux du bouddhisme. Elle est directrice fondatrice du portail de référence sur le bouddhisme buddhaline.com, dont l’ambition est aussi d’initier et de relayer des actions humanitaires de solidarité.

 

 

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