"Voix Bouddhistes" du 18 août 2002

Le Japon

Invité : Odon Vallet

publié le dimanche 18 août 2002

Emission consacrée au Japon et à sa culture, avec pour invité l’écrivain et universitaire Odon Vallet.


Livres présentés lors de cette émission :

La Médecine traditionnelle japonaise - Oeuvres classiques du bouddhisme japonais, Volume 3

Asuka Ryoko

Editions : L’Harmattan Editions

ISBN : 2747515974

Le 4 juin 2000, l’Organisation Mondiale de la Santé rendit public son rapport révélant que le Japon détenait toujours le record mondial de la longévité pour ses habitants. Une étude réalisée auprès de 191 pays nous montrait que l’homme japonais pouvait espérer vivre en bonne santé, jusqu’à l’âge de 71,9 ans et la femme japonaise jusqu’à l’âge de 77,2 ans. Comment expliquer une telle longévité chez le peuple japonais ? Ce livre apportera certainement des réponses au lecteur.

On trouvera, dans cet ouvrage, deux textes : " Yôjôkun " écrit par un docteur confucianiste de l’époque d’Edo, Kaibara Ekken (1630-1714) et " Chiyomigusa " écrit, à la même époque par un moine bouddhique anonyme de grande vertu qui appartenait à l’école bouddhiste Nichiren.

Yôjôkun, qui était un best-seller à l’époque d’Edo, continue à l’être aussi de nos jours. Il est regardé comme la Bible dans le domaine de la médecine traditionnelle japonaise.

Kaibara Ekken nous dévoile l’art de vivre longtemps sans maladie. Il met l’accent sur la prévention des maladies. Il explique aussi soigneusement les précautions à prendre à l’égard de la nourriture, des exercices, de la paix du cœur, du travail, etc. Par ailleurs, il aborde les différents aspects de la médecine traditionnelle : l’acupuncture, les massages, le Kyû et la pharmacopée traditionnelle.

Au Japon, le nombre d’hôpitaux qui utilisent simultanément la médecine moderne et la médecine traditionnelle est en constante augmentation. Ces hôpitaux obtiennent des résultats meilleurs dans le traitement de leurs malades : la médecine traditionnelle améliore la force de guérison qui se trouve originellement dans le corps de l’homme pour vaincre la maladie.

Dans l’autre livre intitulé Chiyomigusa, un moine bouddhiste nous initie à l’art de soigner le malade et de le conduire à la Terre Pure. Les lecteurs modernes seront touchés par les idées les plus nobles de cette œuvre. Cet art de mourir pourra être destiné, quelle que soit la religion, aux malades qui continuent de nos jours à souffrir de la peur de la mort.

 

L’Homme et ses symboles

Dr Jean-Marc Kespi

Editions : Editions Albin Michel

ISBN : 2226131590

La médecine traditionnelle chinoise regroupe de nombreux domaines : l’acupuncture, la pharmacopée, la diététique, les techniques corporelles, les massages... S’appuyant sur une cosmologie où l’homme a pour vocation d’entretenir une relation harmonieuse avec un univers dont il est de fait solidaire, cette discipline, qui engage tout l’être du thérapeute, propose une approche globale du patient. Elle offre, en outre, une grille de lecture originale des symptômes et présente de multiples applications y compris préventives.

Le docteur Kespi nous fait pénétrer dans le monde fascinant de la médecine traditionnelle chinoise en décryptant le langage symbolique sur lequel elle se fonde. Ying-Yang, Ciel-Terre, Vacuité, Souffles... tous ces symboles, enracinés dans le taoïsme et le confucianisme, sont riches d’enseignements tant sur le plan médical que sur celui de la connaissance de soi. Par approches successives, en spirale, il nous entraîne dans un voyage captivant, ponctué d’observations cliniques, où le symptôme n’est pas seulement une obstruction à libérer, une plaie à cicatriser, mais une mémoire à retrouver, et surtout une invitation à se tourner vers l’avenir. Là réside le message de la médecine traditionnelle chinoise, qui nous exhorte à concilier nos contraires et à accomplir notre nature essentielle.

Président d’Honneur de l’Association Française d’Acupuncture, Jean-Marc Kespi est médecin. Sa première rencontre avec l’acupuncture date de 1954, alors qu’il était externe en chirurgie. Ses maîtres, le Père Claude Larre, Elisabeth Rochat de la Vallée et Jean Schatz, furent les grands fondateurs de l’École Européenne d’Acupuncture. Il est l’auteur d’un ouvrage de référence, une " bible " de 800 pages, Acupuncture, paru chez Maisonneuve en 1982.

 

Dieu a changé d’adresse

Odon Vallet

Editions : Desclée de Brouwer

ISBN : 2-220-04964-7

C’est un fait, Dieu a changé d’adresse. Il ne réside plus exclusivement dans les murs des églises ou des temples, il déborde le cadre des traditions établies, il dérange nos habitudes et renaît sous les formes les plus diverses.

Avec l’acuité qu’on lui connaît, Odon Vallet scrute ici les extraordinaires métamorphoses du religieux, du spirituel présents parmi nous. Sans crier gare, l’image et la réalité des croyances de l’humanité se sont transformées en quelques décennies.

Loin d’ être un spectateur extérieur, Odon Vallet se situe aussi volontiers comme un « pharisien libéré ». Sous l’éphémère de l’actualité ou l’usage commun des mots, il invite à parlons des anciens ou des adolescents, que voulons-nous dire ?

Docteur en droit et en sciences religieuses, enseignant à la Sorbonne et à l’université PARIS-VII, Odon Vallet observe l’actualité et les mutations de nos sociétés au fil de ses chroniques dans La Croix, Réforme ou Le Monde.

 

Petit Lexique des idées fausses sur les religions

Odon Vallet

Editions : Editions Albin Michel

ISBN : 2-226-13093-4

Après le succès de son Petit lexique des mots essentiels, il explore le champ religieux en scientifique, en historien, en amoureux des langues, corrigeant les approximations de vocabulaire véhiculées par la rumeur ou les médias, qu’il s’agisse du voile prétendument islamique, de la laïcité ou de l’antisémitisme, Il s’ applique aussi à prendre en défaut, sans concession aucune, les lieux communs du « religieusement correct » sur le pacifisme bouddhiste, la tolérance protestante ou la « culpabilité judéo-chrétienne ».

Il montre enfin comment certaines confusions cachent de réelles difficultés auxquelles il nous invite à ne pas nous soustraire, pour faire reculer l’intolérance et l’ignorance.