En Inde, à la fin du XIXe siècle, l’écroulement d’un stûpa appartenant au clan des Shakya, a permis la découverte d’authentiques Reliques du Bouddha historique, préservées depuis plus de deux millénaires.

L’Inde et la quasi-totalité de l’Asie étaient à l’époque colonisées. La Thaïlande étant le seul pays bouddhiste épargné, le Gouverneur Général de l’Inde - G. N. Curzon, ancien Ambassadeur du Royaume de Siam - lui a confié les précieuses Reliques.

Elles ont été installées à la Montagne d’Or, l’un des principaux temples de la capitale Bangkok. C’était en l’an bouddhique 2442, 1898-99 selon le calendrier occidental.

Cent onze ans plus tard, au vu des bouleversements politiques en Asie ainsi que du développement du bouddhisme en Occident et tout particulièrement en Europe, les Patriarches thaïlandais, approuvés par la communauté bouddhiste asiatique, ont décidé d’offrir des Reliques au monde occidental et de les confier à un pays européen, nouvelle terre d’asile.

Leur choix s’est porté sur la France, pays des droits de l’homme, et plus précisément sur la ville de Paris, comme ville symbole du dynamisme du bouddhisme européen.

C’est ainsi que l’Union Bouddhiste de France a reçu des autorités thaï la demande de prendre en charge la réception et la conservation des Reliques, et d’organiser l’ensemble de cet évènement d’une portée historique.

Les Reliques constituent une offrande à l’Occident, de la part du Somdej Phra Buddhacharn, Chef du Comité Patriarcal du Sangha de Thaïlande.

Le Vénérable Chao Khun Dhammasitthinayok, accompagné d’une délégation composée de religieux et d’officiels thaïlandais, apportera les Reliques à l’occasion du Vesak 2552 (2009).