Le Bouddha est un personnage mal connu du public occidental. Du moins n’en avons nous le plus souvent qu’une connaissance « extérieure ». Ce type d’approche reste en deçà de son objet lorsqu’il s’applique à un sage ou à un saint. Il lui manque de transmettre l’impalpable. Pour le communiquer, il est capital que l’écriture reflète une communion intérieure avec le sujet. C’est cela que Claude Aveline démontre à merveille.

Romancier, essayiste, poète, il a réussi dans cette Légende (au sens originel de « lecture de la vie d’un saint ») le mariage de l’exactitude et de la poésie.Lorsqu’il l’écrivit, il n’avait pourtant que dix-neuf ans.

Tous ceux que les études des orientalistes, savantes et minutieuses, peuvent déconcerter, éprouveront la double joie de comprendre sans effort et de sentir. Claude Aveline a su élaguer, sans déflorer le charme des vieux textes, et c’est avec un art infiniment souple et délicat qu’il a enclos dans ce petit livre d’une forme parfaite, un sujet immense.