Dans le sillage de la fin de la guerre du Vietnam, les frontières du Laos furent fermées dès 1975, date de la chute du gouvernement royal remplacé par un régime de démocratie populaire et le restèrent pendant plus de 10 ans. Paradoxalement, cet isolement a sans doute permis de préserver l’atmosphère sereine et la ferveur bouddhiste de Luang Prabang, l’antique petite capitale du royaume du « Million d’éléphants et du parasol blanc », nichée comme en secret au milieu des forêts, à une confluence du Mékong. Le Nord-Laos tient aussi sa richesse culturelle des nombreuses et diverses minorités ethniques, qui, en dépit d’un avenir chaque jour plus incertain, résident dans les montagnes où elles entendent défendre et conserver des modes de vie bien spécifiques.

Photos de Serge Sibert