Arnaud Desjardins, reconnu comme une haute figure de la spiritualité, transmet par la parole et l’écrit l’enseignement qu’il a reçu pendant neuf ans auprès de son maître indien Swâmi Prâjnânpad. Lors de la création, en 1974, du premier ashram du Bost, en Auvergne, il pensait vivre retiré du monde avec quelques disciples. La force de son enseignement, colporté de bouche à oreille, l’a contraint à adapter son projet à une demande croissante. Aujourd’hui, l’association des Amis de Hauteville - l’ashram près de Valence où il réside depuis 1995 - compte près de 1500 adhérents.

L’ouverture d’un lieu de réflexion et de recueillement a marqué l’aboutissement de vingt-cinq années de quête spirituelle au sain des groupes Gurdieff, dans les monastères catholiques, auprès de plusieurs sages de l’Inde, de Mâ Anandamayi, de Swâmi Ramdas, auprès des bouddhistes tibétains réfugiés en Inde, auprès des soufis d’Afghanistan, au Japon dans les monastères zen. Sur les grandes traditions spirituelles de l’Orient, Arnaud Desjardins a réalisé, de 1959 à 1973, des films que la télévision a diffusés avec un immense retentissement. Certains téléspectateurs se souviennent de son regard lumineux, de sa parole claire, de sa force de conviction qui touchèrent les Français après l’explosion sociale de Mai 68.

A la violence qui secoue le monde actuel, il apporte la réponse de traditions millénaires, adaptée aux problèmes des sociétés modernes. Il s’emploie aujourd’hui à faire dialoguer à Hauteville des représentants qualifiés de la chrétienté, du bouddhisme, de l’hindouisme, du judaïsme et de l’islam.

Jacques Mousseau, docteur ès lettres, est l’auteur de biographies dont Le Siècle de Paul-Louis Weiller, 1893-1993 (1998) et Chaban-Delmas (2000).

Collection Pocket, numéro 11681.