Sur le plan individuel comme au niveau des communautés et des nations, l’urgence qui s’impose en ce début de XXI siècle tient en trois mots : faire la paix. Mais comment concrétiser ce qui semble être une utopie ?

Ce livre n’apporte pas de réponses, car « il y a peu d’énergies dans les réponses », explique Bernie Glassman. Le fondateur de l’ordre zen des peacemakers (les artisans de la paix) préfère rendre compte d’une expérience riche et multiforme qui, de sessions inter-religieuses de recueillement à Auschwitz en retraites dans les rues de New-York, en passant par la mise en œuvre de nombreux projets sociaux, nous invite à porter témoignage des joies et des douleurs du monde, ici et maintenant, en toute circonstance.

Un tel engagement implique l’abandon radical des idées préconçues sur soi-même, sur les autres, sur les réalités sociales. Abandon que Bernie Glassamn a puisé dans plusieurs décennies de pratique et d’enseignement du zen, et les principes du bouddhisme trouvent là une de leurs expressions les plus originales en Occident.

L’art difficile du dépouillement peut apporter la paix et la guérison, y compris dans les situations les plus graves. Cet homme remarquable en est le vivant témoin, comme les milliers de peacemakers, bouddhistes ou non, qui œuvrent aujourd’hui dans le monde.

Traduction Joa Scetbon-Didi

Collection Spiritualités vivantes