Simon fait chaque nuit le même rêve dont une femme énigmatique lui livre la clef : il est la réincarnation de l’oncle de Milarépa, le célèbre ermite tibétain du Xlème siècle, qui vouait à son neveu une haine inexpiable. Pour sortir du cycle des renaissances, Simon doit raconter l’histoire des deux hommes, s’identifiant à eux au point de mêler leur identité et la sienne. Mais où commence le rêve, où finit le réel ?

Eric-Emmanuel Schmitt, dans cette pièce monologue qui est aussi un conte dans l’esprit du bouddhisme tibétain, poursuit son questionnement philosophique : la réalité existe-t-elle en dehors de la perception qu’on en a ?