Comment expliquer le grand retour des ancêtres en psychothérapie ? Freud n’ignorait pas leur importance : chacun de nous n’est pas seulement déterminé par le triangle papa-maman-bébé, mais aussi par une cascade d’influences venues de son arbre généalogique.

Certes, le fondateur de la psychanalyse avait assez à faire avec l’œdipe et c’est consciemment, selon certains, qu’il aurait remis l’étude des ascendances à plus tard. Beaucoup plus tard. Il aura fallu attendre un siècle pour que la dimension transgénéalogique soit vraiment reconnue par les « psy ».

Et brusquement, cette reconnaissance prend l’allure d’un mouvement. Sur le thème « où que vous soyez, vous transportez votre famille avec vous - bénissez-la… mais libérez-vous-en ! », la psychogénéalogie émerge dans de nombreuses pratiques et écoles. C’est à une large présentation de celles-ci qu’est consacré J’ai mai à mes ancêtres, sous la forme de sept entretiens avec des acteurs majeurs de ce mouvement :