Il n’y a pas de « devoir de mémoire », de la même façon qu’il n’y a pas de devoir de vivre, d’être ou de respirer : la mémoire est une fonction naturelle.

Parmi les souvenirs, il y a ceux que l’on voudrait oublier et ceux que l’on voudrait que les autres n’oublient pas. Il y a aussi ceux qui s’effacent et que l’on ne voudrait pourtant pas laisser partir… C’est à chacun de lutter contre l’amnésie au quotidien en allant chercher les souvenirs qui dérangent , en laissant remonter ceux que l’on croyait disparus.

Au travers d’une trentaine de petites chroniques de « l’amnésie ordinaire », axées sur l’histoire, sur la vie quotidienne, sur les fêlures de son enfance, JP Guéno dénonce la récupération du concept de « devoir de mémoire », Bouteille d’encre qui, dans le discours de certains journalistes, universitaires, politiciens, trahit en fait une véritable religion de l’oubli.