Si le Soutra du Diamant et le Soutra du Cœur sont célèbres dans l’ensemble du monde himalayen et sino-japonais, faisant l’objet de récitations et de méditations quotidiennes sur le sens de la vacuité universelle dans le bouddhisme tibétain et zen, il n’en est pas de même du Soutra de la Pousse de Riz, injustement méconnu, et traduit ici pour la première fois en français.

Il s’agit pourtant d’un texte clé des débuts du Mahayana, qui traite de tous les aspects de la production interdépendante en soulignant l’irréalité fondamentale des éléments qui la constituent.

Loin d’être un culte du néant, cette insistance sur la vacuité, propre au Grand Véhicule, fait voler en éclats le cadre étroit de l’être et de la substance, si chers à nos philosophes occidentaux, et débouche sur la mise en œuvre d’une compassion sans limites.

Traduction par Philippe Cornu et Patrick Carré

Collection Trésors Du Bouddhisme, numéro 2