Abondamment cité dans les traités philosophiques déclenchés par le « vide bouddhique », le Vimalakirti est un grand roman poétique à la gloire de l’irréalité, donc de l’absence de problème, non seulement du moi mais de toute substance. Rien d’ignoblement, de déliramment nombriliste comme souvent dans le nihilisme à l’européenne. Justement pas ! Aux héros démesurés d’incarner l’exact contraire de la petitesse de ce qui n’est pas infiniment grand ! Jongleurs atemporels, montreurs de vertiges, magiciens des sens toujours offerts aux farces de l’appropriation : aux héros d’incarner les bienfaits de la claire vacuité !

Ce soutra émane essentiellement d’un autre grand personnage que le Bouddha historique, Vimalakirti ; ce texte, l’un des plus célèbres et des plus étudiés du bouddhisme, est ici traduit de sa version chinoise de 406.

Traduit du chinois par Patrick Carré

Collection « Trésors du Bouddhisme »