Sentences ou anecdotes à la signification mystérieuse, les kôans sont utilisés dans le bouddhisme zen pour amener les moines à l’éveil. Si leur sens est caché, ils ne sont pas pour autant des énigmes qu’il s’agirait, avec beaucoup d’astuce, de déchiffrer : l’intellect ne peut saisir leur véritable profondeur. Ils nous aident à comprendre que ce que nous croyons être la Réalité n’est en fait qu’une construction de la raison et du sens commun. En remettant en question nos habitudes de pensée, ils nous montrent la Réalité en elle-même, au-delà du discours. Les kôans sont plus souvent associés au zen Rinzaï, ou « zen de la parole » ; ceux qui composent ce recueil sont issus du zen Sôtô, ou « zen de l’éveil subit ». Compilés au XVIIIe siècle par Genre, ils sont commentés par Nyogen Senzaki, un des grands maîtres contemporains de cette tradition.

Commentés par Nyogen Senzaki