Le Chant de l’immédiat satori, Le Shodoka, est considéré comme l’un des textes essentiels du Zen. Composé de 78 poèmes, il a été écrit au Vllle siècle de notre ère par Maître Yoka Daishi, né en Chine en 665 ; moine à vingt ans, il se consacra à l’étude des différentes formes du bouddhisme et de la pensée taoïste et confucéenne. Mais le doute demeura en lui jusqu’à sa rencontre avec Houeï Neng (Eno, en japonais), le sixième Patriarche, qui lui transmit en une nuit l’essence du Ch’an, le vrai esprit du Zen. Il eut de nombreux disciples mais sa lignée ne s’est pas poursuivie jusqu’à nos jours. Il mourut en 713 en posture de zazen.

Son seul legs à l’humanité sera Le Shodoka, ce chant qui, par sa fraîcheur et sa force, reste plus actuel que la plupart des textes traditionnels.

Ce Chant de l’immédiat satori est un pur joyau poétique et spirituel. Il recèle une sagesse universelle. Maître Taisen Deshimaru en a fait la traduction et des commentaires pour guider l’être sur la voie d’éveil.

Traduit et commenté par Maître Deshimaru

Albin Michel (Pocket)

Collection Spiritualités Vivantes Poche, numéro 247